Kiniébakoura-Kintinian: le gouverneur de la région s’active pour une sortie de crise rapide

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Le gouverneur de la région de Kankan a effectué le mercredi 27 mars une visite à Siguiri dans le cadre du règlement des crises post-électorales qui ont eu lieu dans les communes rurales de Kiniébakoura et Kintinian.
Depuis la fin des élections communales en février, le bureau exécutif de la commune rurale de Kiniébakoura et le sous-préfet sont interdits d’accès au bloc administratif.
Face à cette situation ubuesque, la quasi totalité des districts ont demandé, à travers un mémorandum, la délocalisation du bloc administratif de Kinièbakoura, dans le district de Djomabana pour des questions de sécurité.
Du côté de Kintinian, les élections communales ont été émaillées de tension entre le mouvement indépendant ”Bouré sanou » de l’actuel maire Balla Camara et les militants du RPG, le parti au pouvoir. A cela s’ajoute le problème du bureau de jeunesse qui est considéré  caduc par un groupe de jeunes qui demanderait le départ de celui-ci.
Au cours d’une réunion de crise ayant réuni l’ensemble des parties concernées dans la salle de conférence de la préfecture de Siguiri, le gouverneur de la région de Kankan, le général Mohamed Gharé a fustigé les comportements des citoyens de Kiniebakoura avant d’évoquer une lutte d’intérêts pour le cas de Kintinian.
«Je fustige l’attitude des citoyens de Kiniébakoura qui ont bloqué la route et se sont attaqués aux autorités.  Finalement, ils ont entamé des démarches traditionnelles pour régler ce différend. Pour le cas de la commune rurale de Kintinian, c’est une lutte intestine pour des intérêts personnels. Mais j’ai demandé au maire de cette localité d’être au service de sa communauté pour un développement cohérent. J’ai l’espoir qu’après cette rencontre tout ira bien», a déclaré le gouverneur.
Après cette série de rencontres, le gouverneur a quitté la ville minière de Siguiri pour Kankan.
Par ailleurs, la question que bon nombre de citoyens se pose est de savoir, si le général Mohamed Gharé a touché le cœur des sujets dans cette crise post-électorale qui a gravement affecté le tissu social?