Kissidougou : échaudées par la perturbation des cours, les autorités locales à la recherche d’un coupable 

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La débandade des élèves occasionnée par des jets des pierres au lycée Soundiata, ayant fini par paralyser toutes les écoles de la commune urbaine de Kissidougou, ce mardi, débouchant sur des échauffourées entre des gendarmes et certains jeunes qui avaient barricadé la route dans  certains endroits, a remué  les autorités locales qui se sont lancés dans une chasse aux sorcières, a-t-on constaté sur place.

Parlant de cette perturbation des cours, nous avons tendu le micro au secrétaire général du Slecg pour savoir s’il  a un lien entre  le  mot d’ordre de  grève du Slecg et ces incidents survenus  ce matin dans les écoles, Alpha Oumar Barry dit « A.O.B » précise: « vous savez qu’est-ce qui a beaucoup plus  motivé ces mouvements spontanés aujourd’hui, c’est du fait que les autorités préfectorales avaient voulu, notamment de l’éducation avait voulu faire composer obligatoirement les enfants le jeudi. Pas plus tard qu’hier, Madame la Directrice Préfectorale de l’Éducation est passée au lycée Soundiata Keita, en passant par le collège Souré Mara et le collège Ernesto Che Guevara, en disant aux enfants de s’apprêter qu’ils vont composer le jeudi. Aussitôt les enfants ont dit à Madame, on ne peut pas composer à l’insu de nos professeurs et certains de nos camarades. Et c’est ce qui à irriter la colère des enfants. Les enfants ont dit bon d’accord si c’est ça, si vous entendez nous allons composer, c’est que  y a l’accalmie. C’est ce qui a beaucoup motivé la perturbation de ce matin », a-t-il indiqué.

Quant au  chef section Pédagogique de la D.P.E de Kissidougou, il explique que « c’est dans une  classe des terminales sciences sociales  du lycée Soundiata Keita, que  les élèves ont fermé la porte au professeur de géographie et ce dernier est parti informer le proviseur. Quand le proviseur est arrivé, il a ouvert la porte et certains élèves sont sortis en disant « allons, allons », directement ils sont partis faire sortir les élèves des autres salles. Ensuite les trois grands établissements  à savoir Soundiata, le collège Ernesto et le collège Souré Mara ont été affectés à ce mouvement. Directement on a dit aux encadreurs des autres écoles de libérer les élèves pour des mesures de sécurité. Sinon dans tous les établissements, les élèves et les professeurs étaient tous en train de travailler  dans les salles de classe », a souligné notre interlocuteur.

Pour cette parente d’élèves, rencontrée au quartier Sogbè, Kadiatou Kourouma, son appel va en faveur de la paix: « vraiment nous voulons la paix, nous voulons que nos enfants étudient. Depuis trois ans en Guinée, les élèves n’étudient pas bien. C’est toujours des grèves à répétition et l’avenir de nos enfants est hypothéqué. J’ai même vu le maire de la commune en train de marcher à pieds pour sensibiliser les jeunes de ne pas barricader la route et d’œuvrer pour la paix. Ça m’a beaucoup touchée. C’est un acte à saluer. Nous voulons vraiment l’accalmie ici à Kissidougou », a-t-elle prêché.

Enfin, sur la situation, le commandant de la gendarmerie de Kissidougou, Kadia Mory Dioubaté déclare: « on a fini par rétablir l’ordre et la situation est sous contrôle. Il y a cinq(5) interpellations dont trois mineurs qui ont été relâchés, et deux jeunes qui sont en train d’être auditionnés à la gendarmerie », a-t-il révélé.

En ce moment même, selon des sources sûres, il y aurait  des tractations et des réunions organisées par les autorités locales, afin de reprendre  les cours dès demain mercredi.