Kissidougou : le patriarche de la ville, Elhadj Boura Keïta a tiré  sa révérence

0
796

Le patriarche de la ville de Kissidougou est décédé le jeudi 04 juin  à 21 heures des suites de  maladie. Il a été inhumé le lendemain vendredi, au quartier de Douninkono aux environs de 16heures 30 minutes, devant une foule nombreuse. Elhadj Boura Keïta était âgé de 90 ans. Il avait remplacé le 18 février 2019, son frère Elhadj Kissi Kaba Keïta  suite au décès de ce dernier.

Après l’enterrement  du patriarche, notre reporter a tendu son micro à certaines personnalités ayant pris part à ces obsèques pour des témoignages.

Pour le patriarche de la ville de Faranah, Elhadj Mamadou Douti Ben se dit très ému par ce décès. « Je ressens une douleur, parce que cette perte intervient à un moment où il occupait une place centrale dans notre grande organisation de la Haute Guinée. Je vous l’apprends tous les patriarches  » Sotikémo » sont désormais dans une très grande organisation. Le Sotikémo de Kankan est notre président. Moi, je suis le 2ème   vice-président de cette organisation. Notre frère qu’on vient de perdre, lui occupait une place très spéciale dans cette organisation. Il était le secrétaire à l’organisation. Pratiquement il était notre cerveau dans cette organisation. Vraiment, c’est une douleur pour moi et pour tous les « Sotikémo » de la Haute Guinée. Je prie le Tout Puissant Allah d’accepter l’âme de notre collègue et ami », dit-il.

Quant au préfet de Guéckédou, présent également à ces  funérailles, Tamba Nestor Tonguino, lui aussi ne cache pas  sa tristesse, comme il a tenu à le confier. « Quand une situation arrive à Kissidougou, c’est comme si c’était à Guéckédou. C’est pourquoi, nous nous sommes précipités pour venir partager avec la population de Kissidougou cette douleur. Mais comme  nous sommes tous  croyants, nous ne pouvons que nous en remettre à Dieu, à la volonté divine. Et surtout ce qui est important c’est qu’il y a une mobilisation très massive et le chef de l’État, président de la République a fait une assistance remarquable. Non seulement sur le plan du traitement du défunt à l’hôpital mais aussi pour le bon déroulement des cérémonies funéraires », a révélé le préfet.

Pour le gouverneur de la région de Faranah, Mohamed Ismael Traoré, il était important qu’un hommage de ce type soit rendu à ce patriarche: « Vous savez d’abord, les patriarches, c’est une forme d’organe consultatif  qui se retrouve dans les communautés. Qui sont uniquement là pour régler les problèmes sociaux et essayer d’orienter les autorités administratives. Si quelque part, Kissidougou a perdu son  patriarche, il faut nécessairement que nous, autorités, nous fassions le déplacement pour venir vers la communauté pour présenter les condoléances. Mais moi, mon arrivée ici, est motivé par le chef de l’État. Qui m’a personnellement mandaté pour venir présenter les condoléances. Donc je suis là pour ça. Nous avons prié pour le repos de son âme et nous demandons à Dieu qu’il le reçoive dans son paradis céleste. Amen », a-t-il prêché.

Il conviendrait de noter que selon des informations glanées lors de ces obsèques, la présidence de la République aurait débloqué la somme de 50 millions de FG pour les funérailles du patriarche.