Kissidougou: Un conflit entre agriculteurs et éleveurs entraine d’importants dégâts matériels

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Un conflit entre agriculteurs et éleveurs a opposé le vendredi 09 avril dans deux sous-préfectures de kissidougou notamment à Yendé et à Kondiadou. Selon nos informations, les agriculteurs sont venus incendier des cases et les parcs des éleveurs.
A cause de.ces incidents, Guineenews a appris qu’il y a assez d’interpellations du côté des agriculteurs.
C’est pourquoi, hier samedi, plusieurs citoyens des localités  concernées sont venus à  pieds pour rencontrer les autorités pour la libération des personnes arrêtées.
Dès leur arrivée, la gendarmerie a réussi à les disperser à l’aide des gaz lacrymogènes.

Ainsi, le commandant de la compagnie de la gendarmerie territoriale de Kissidougou, Kadia Mory Dioubaté, nous a expliqué ce qui s’est passé: « Il ya eu un cas malheureux dans les deux sous-préfectures  Kondiadou et Yendé, puisque ça concerne quatre villages  dont deux du ressor de Kondiadou et deux du ressor de Yendé. Donc, c’était aux environs de 11 heures, dans la journée du vendredi 09 avril 2020 que j’ai reçu dans mon bureau le sous-préfet de Kondiadou pour nous informer que les citoyens de ces deux contrées  sont en train de mettre du feu aux parcs des éleveurs qui sont installés dans leurs zones.

Aussitôt, j’ai informé le procureur de la république et il nous a donnés l’habilitation d’ouvrir des enquêtes autour de cette situation. »

Poursuivant, il dira : « Ainsi, nous avons constitué une équipe d’enquête s’est rendue sur les lieux. Effectivement, l’équipe a trouvé que des parcs sont complètement calcinés avec leurs contenus. Ils ont fait le décompte des parcs brûlés  qui  s’évaluent à une dizaine.

Alors, nous avons procédé à des interpellations par rapport à cette affaire d’avant-hier. On continuait les interpellations et hier matin, on a eu à interpeller d’autres. »

« Donc, ceux là qui sont arrêtés, nous sommes en train de mener des enquêtes autour de ça. Personne d’autre n’a le droit de venir contester ici. Puisque la responsabilité pénale est individuelle. De deux, nous sommes en train d’observer l’état d’urgence décrété par le chef de l’État qui interdit tout regroupement.

Donc, en prenant compte ces deux aspects, aussitôt j’ai ordonné de les faire disperser. On a réussi à les disperser avec les gaz lacrymogènes, hier à 18 heures. »

Parlant des interpellations, il précise :  » pour le moment, il ya douze personnes interpellées autour desquelles, on a ouvert des enquêtes. »

Faut-il souligner que les personnes interpellées sont en train d’être entendues sur P.V.