Kollet/Tougué: Des violences électorales enregistrées dans la localité

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A trois jour des élections présidentielles du 18 octobre prochain, des violences ont été enregistrées dans la commune rurale de Kollet située à 18 Km de Tougué centre dans la nuit du mercredi  à jeudi  a appris notre rédaction basée dans la préfecture.

Joint au téléphone  par notre rédaction, Aguibou Baldé, le  président par intérim  de la société civile de Kollet explique les circonstances: « c’est vers le crépuscule  que tout a commencé lorsque l’UFDG est revenu de sa  campagne  et a fait un tour   avant de stationner au carrefour. J’ai informé  les gendarmes de Kollet pour qu’ils viennent les faire quitter pour éviter tout affrontement. Car le RPG aussi était en route pour rejoindre Kollet en provenance de certaines localités de la CR. Ensuite un instant après, le RPG est revenu de sa tournée aussi. Au moment où les militants du RPG se rendaient chez le maire qui était avec eux, il y a eu des  jets de pierres. Il y a eu deux blessés graves qu’on a transporté à l’hôpital et un autre assommé d’un gourdin est tombé évanoui.

J’ai ordonné aux boutiquiers qui étaient là de fermer. J’ai appelé le commandant de la gendarmerie de Tougué pour un renfort. »

Et de poursuivre : « je suis allé à la maison vers une heure du matin.  J’ai entendu des cris et des coups de sommation de la gendarmerie. Et chez matin, j’ai constaté qu’il y a eu deux véhicules calcinés. Le balcon de la mairie endommagé, et un magasin défoncé et tout le contenu brûlé ».

Selon d’autres sources, il  y a eu deux véhicules dont les pare-brises ont été endommagés.

Interrogé par notre rédaction, El hadj Abdoul Diallo responsable de l’UFDG à Kollet explique  les circonstances : « c’est hier, on est parti en campagne vers Lagui, Dabalaya et Kollet. A notre retour vers le crépuscule, la section motard s’est mise à tourner au niveau du centre avant de stationner au carrefour. Ensuite le gendarme est venu nous dire de quitter les lieux car nos véhicules sont mal positionnés. Moi-même, je suis allé dire à nos militants d’arrêter la musique. Après quoi, ils sont restés dans les environs.  Peu après, le maire de Kollet est venu avec des militants du RPG. Ils se sont mis à crier, chanter, danser et nous proférer des injures. Ils disaient qu’ils sont les plus forts. C’est ainsi qu’ils nous ont jeté des pierres. On s’est dispersés  et nos hôtes venus d’ailleurs sont rentrés se coucher juste à côté du  carrefour. On a demandé  à nos jeunes militants de rester à côté et veiller aux grains. Vers 0 heure le maire de kollet est venu avec environ 150 jeunes nous attaquer. Ils ont caillassé nos véhicules et brûlé le véhicule de Malal Kollet. Vers 2 heures du matin des gendarmes venus de Tougué ont fait des tirs de sommation qui les ont dispersés. »

De son côté, Samba Camara président du CODEC a livré sa version des faits: »hier, on a fait une tournée dans la sous-préfecture de Kollet. On a fait Kirfi, Kegneoula, Fello Kollet avant de rallier Kollet centre. Avant hier, l’UFDG a fait la même tournée sans mobiliser la foule. An notre arrivée à  Kollet, nos militants exultaient de joie. Cela n’a pas plu aux jeunes de l’UFDG importé de Ley miro  Pita qui étaient chez Woppa Diop la secrétaire fédéral du l’UFDG logée juste à côté. Ils ont piqué une colère noire comme ils ont vu que l’UFDG a perdu Kollet. Il nous ont jeté des pierres. Il y a eu une débandade. Un militant a été cogné, il s’est évanoui. Il y a  eu des blessés et un pick up endommagée.

Par la suite, nous avons rencontré le maire pour porter plainte. Nos jeunes étaient très agités et voulaient se venger on les  a calmés.  Quand la gendarmerie est venue, on a voulu qu’ils partent rencontrer les jeunes de l’ufdg et savoir pourquoi cette attaque contre nous. Mais les agents n’ont rien fait et se sont mis à tourner dans la ville. Vers 23 heures, les jeunes du RPG ont décidé de riposter. Ils se sont pris avec les jeunes de l’UFDG.  Il y a eu casse de véhicules.>>

Toutes nos tentatives pour joindre les agents de la gendarmerie sont restées sans succès.

Pour l’instant, les forces de l’ordre sont  déployée sur les lieux et un  calme précaire règne dans la cité.