Kolon/Mankountan : la culture de la patate douce attire de plus en plus de citoyens

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Le district de Kolon, situé dans la sous-préfecture de Mankountan, est une zone agricole par excellence. Et la majorité de sa population pratique l’agriculture. Mais, aujourd’hui, à cause de la dégradation poussée des plaines agricoles, elle se tourne vers les bas-fonds pour faire la culture des patates douces afin de subvenir aux besoins des familles. Et les femmes sont de plus en plus présentes dans ce secteur.

Pourtant, le sous-préfet de Kolon, Lanssana Kassa Soumah,  affirme que Mankountan a une potentialité immense en matière de riziculture.  « Mankountan a une potentialité rare en matière de riziculture. J’ai vu des plaines agricoles à perte de vue qui ne demandent qu’à être aménagés et on m’a dit que la fertilisation se fait tout naturellement. Les plaines sont prêtes à être exploitées s’il y a  un bon aménagement », a-t-il dit.

Par ailleurs, Assiatou Camara, rencontrée dans son bas-fonds, raconte : « avant, je vendais du riz. Mais, souvent je tombe malade à cause de la chaleur. J’avais voulu abandonné tout. Je ne pouvais pas car j’ai des enfants. C’est ainsi que j’ai décidé d’essayer cette activité qui est l’agriculture. Dans un premier temps, j’étais partie au crédit rural de Boffa, pour faire un prêt pour commencer. Tout comme ce que les autres font et je me suis lancée dedans et aujourd’hui Dieu merci. J’ai réalisé plusieurs de mes rêves surtout concernant mes enfants. En dépit de tout, j’ai aussi des difficultés liées  aux matériels pour plus de facilité dans l’exercice de nos activités  maraîchères. Parce que plus vous avez des outils modernes et en bonne forme, plus vous allez accroître votre rendement ».

De son côté, Mamadou Soumah,  diplômé sans emploi, explique lui aussi les difficultés auxquelles il est confronté par manque d’outils de travail.    « J’ai tout fait, je n’ai pas trouvé un emploi. Quand je suis venu au village, je me suis lancé dans  cette activité. Aujourd’hui, je ne me plains pas. Je gagne un peu ma vie avec cette activité. Je peux faire plus de cent butes de patates douces dans ce bas-fonds  que tu vois comme ça. Et pendant la période de récolte, je peux avoir deux cent trente sacs. Nous faisons cela à chaque trois mois. Nous avons des pleines à perte de vue. Mais, elles ne sont pas aménagées, or, si nous faisons ces deux ensemble,  je vous jure rien que la plaine de Monchon peut permettre à la Guinée de lutter contre l’insuffisance alimentaire. Aujourd’hui, j’invite nos amis de venir travailler la terre, elle ne trompe jamais. Et quand à l’État, de réaménager nos plaines afin que l’on soit à l’abri sur le plan alimentaire », souligne-t-il.