Komara : « Le gouvernement s’interdit de s’immiscer dans le fonctionnement des structures syndicales »

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La célébration de la journée internationale du Travail a été marquée ce 1er mai 2019 par de violents affrontements entre syndicalistes rivaux. Ce qui a gâché la fête. Car le défilé ne s’est pas fait comme il se doit. On a plutôt assisté à une prestation des scouts et des slogans en faveur du patron de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et d’Abdoulaye Camara, Secrétaire général de l’USTG, rival d’Abdoulaye Sow empêché d’être à la tribune ce mercredi.

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A la place de M. Sow, c’est Abdoulaye Camara qui a lu le cahier des charges du mouvement syndical, dans lequel il a demandé « l’arrêt immédiat de licenciements abusifs au niveau des entreprises et sociétés privées et para publiques, la prise en compte des revendications des militaires retraités et veuves relatives aux indemnités de séparation, la mise en œuvre rapide du programme de logements sociaux en faveur des travailleuses et travailleurs. » Plus loin, Abdoulaye Camara a fait une demande dont la satisfaction pourrait être difficile, c’est celle concernant la révision à la hausse du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 440 mille à 1 million 200 mille GNF, alors que même l’application du SMIG actuel n’est pas effective.

Dans son intervention, le ministre du Travail, Lansana Komara, a rappelé la crise dans laquelle se trouve le mouvement syndical, mais il a soutenu que le gouvernement n’y interviendra pas à cause de la liberté syndicale : « La fête du 1er mai qu’on célèbre ce mercredi est marqué par des contradictions à l’intérieur des structures syndicales. Mais fidèle au respect de ses engagements internationaux, le gouvernement s’interdit de s’immiscer dans l’organisation et le fonctionnement des structures syndicales. »

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Mieux, il a fait savoir que le gouvernement auquel il appartient invite les structures syndicales à la concertation afin de mettre fin à leurs différends : « Le gouvernement invite ces organisations au dialogue et à la résolution de leurs problèmes à l’interne dans l’intérêt supérieur de leurs corporations et aux bénéfices des travailleuses et travailleurs guinéens.»