Kory Kondiano dans tous ses états après le vandalisme de son domicile : « je ne mérite pas ça dans ce quartier »

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Hier mercredi, le quartier Khabitaya, dans la commune urbaine de Matoto a été secoué par des émeutes anti délestages. Le domicile du Haut Représentant du chef de l’État, Claude Kory Kondiano n’a pas échappé à la furie des manifestants qui y ont vandalisé des véhicules.

Interrogé sur les raisons de cette agression, l’ancien président de l’Assemblée Nationale exprime toute de sa déception des manifestants et estime qu’il méritait mieux que ces violences de la part des habitants de son quartier.

« Je suis arrivé dans ce quartier en 2010, à l’époque où le quartier était branché sur le transformateur de la société CBK pour sa desserte en électricité. Quand il a été débranché de ce transfo, l’État en a affecté un à ce quartier qui, en grande partie, est pris en charge pour son entretien sur la base des contributions de certaines personnes ressources parmi ces habitants dont moi. Ce quartier a fonctionné comme ça jusqu’en 2014. En 2015, il est tombé en panne pendant un an. C’est seulement en 2016 que sur mon intervention, le ministre de l’énergie a livré un transfo tout neuf. Et de 2014 à 2015, il n’y a pas eu de manifestations. Depuis lors le quartier a fonctionné tant bien que mal jusque maintenant. C’est à cause du manque de courant pendant deux semaines, on a assisté à ces manifestations. Comme deuxième réalisation, il y a la route que j’ai fait ouvrir du laboratoire central à l’église protestante du quartier. Ce qui l’a complètement désenclavée.
La troisième réalisation, c’est le forage que j’ai fait pour alimenter ceux du quartier qui n’ont pas l’eau courante en eau potable. Ce qui m’a obligé à installer un groupe électrogène qui permet à la pompe installée dehors d’avoir une bonne pression. Depuis lors tous les gens du quartier et au-delà du quartier viennent s’approvisionner en eau au niveau de cette pompe installée.
La quatrième contribution, c’est ma forte participation à la construction de la clôture du cimetière du quartier pour mettre fin à la profanation des tombes.

En fin, je suis présent fréquemment dans les différentes familles quand il y a des problèmes sociaux. Vraiment, je suis très surpris de ces comportements et des violences qui l’ont accompagnées. Je ne mérite pas ça dans ce quartier », a-t-il déploré.