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    Kouroumangui-Labé : le sous-préfet tire la sonnette d’alarme sur ses conditions de travail



    Dépourvu totalement de tout moyen de déplacement, le sous-préfet de Kouramangui, située dans la préfecture de Labé, reste confronté à d’énormes soucis de mobilité. Une situation qui pousse la première autorité de cette localité à se déplacer soit par taxi-moto, soit à pied pour rallier les différents districts et villages relevant de sa juridiction. En plus de cela, Abdoul Aziz Diallo puisque c’est de lui qu’il s’agit, travaille de nos jours dans un local qui manque de tout, a constaté sur place Guinéenews.

    En poste depuis janvier 2020, Abdoul Aziz Diallo, ne passe pas par le dos de la cuillère pour dénoncer les pénibles conditions dans lesquelles il administre Kouramangui : « je travaille dans des conditions très difficiles, car je manque de moyens de mobilité. Pour me déplacer, j’emprunte le taxi-moto ou marche à pied. Pour me déplacer je le fais à pied car, je n’ai pas de moto. Je n’ai pas hérité de moto. C’est une vieille moto de 2009 que l’ancien sous-préfet détenait et qui n’était plus opérationnelle à mon arrivée. Donc, pour me déplacer c’est soit par taxi-moto ou si une personne de bonne foi me prend à bord de sa voiture ou sur sa moto. Sinon, je marche », martèle-t-il avant d’ajouter : « pour aller dans les districts je déplace un taxi-moto »

    Mais pas seulement. Abdoul Aziz Diallo travaille dans un bâtiment totalement délabré et mal équipé. « Mon bureau n’est pas équipé. Car, c’est une vieille armoire, une table, une chaise et un vieux salon. En un mot, ce n’est pas équipé. La résidence est mieux que le bloc administratif sous-préfectoral », affirme-t-il l’air dépité.

    Par ailleurs, la sous-préfecture ne dispose que d’un seul policier pour 14 000 habitants. Une situation qui complique la gestion sécuritaire des personnes et de leurs biens à Kouramangui.

    « Pour ce qui est de la sécurité, c’est un seul agent qu’on a, un seul policier pour 14 000 personnes. Donc, c’est Dieu qui veille sur la localité. Car, un seul policier ne peut pas sécuriser 14 000 personnes. Finalement j’ai recruté 4 gardes communaux pour épauler le policier. Il n’y a pas de violon proprement dit mais, on se débrouille pour immobiliser les malfaiteurs », témoigne M. Diallo.

    Et selon lui, la sous-préfecture de Kouramangui est confrontée à un manque criard de personnel à tous les niveaux, surtout au niveau des services déconcentrés, le personnel manque à tous les niveaux.  C’est-à-dire dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de l’élevage’’

    Face à toutes ces difficultés, Abdoul Aziz Diallo a tenu à lancé cet appel à l’Etat et aux ressortissants de Kouramangui : « je leur dirais juste que c’est Dieu qui a fait les choses ainsi. Ce n’est ni moi ni quelqu’un d’autre, c’est Dieu. Si aujourd’hui, je suis la première autorité de Kouramangui et que tout le monde constate que je me déplace à pied alors que d’autres changent de véhicule comme des chemises. Je leur demanderais de penser à leur autorité. Je lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté surtout les ressortissants de Kouramangui et les résidents afin qu’ils pensent à leur localité et à leur autorité. En un mot, je lance un appel à l’autorité, au gouvernement de penser à tous les responsables surtout les sous-préfets qui travaillent dans des conditions quelques fois difficiles. »

    Il faut rappeler que la sous-préfecture de Kouramangui est à environ 25 kilomètres à l’ouest de Labé sur la route internationale Labé-Sénégal via Koundara.

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