La construction de l’hôpital Huoshenshan, une course contre l’épidémie

0
1049

Rapport d’ensemble du Quotidien du Peuple, partenaire de guineenews.org

Le 2 février, l’hôpital Huoshenshan de Wuhan, le premier hôpital spécialisé de Wuhan pour le traitement centralisé des patients atteints de pneumonie à nouveau coronavirus, a été officiellement livré à l’Armée populaire de libération venue soutenir l’équipe médicale du Hubei. En quelques jours, il n’a pas été facile de construire un hôpital d’une superficie de près de 50 000 m² et d’une surface totale de construction de 33 900 m².

C’est une course contre l’épidémie, chaque seconde compte ! Plus de 6 000 ouvriers de la construction ont travaillé d’arrache-pied avec près d’un millier de grosses machines et grands véhicules, s’affairant de manière ininterrompue 24h/24, démontrant une fois de plus la puissance et la vitesse de la Chine.

« La période de construction est particulièrement tendue ! Pour construire un tel hôpital aussi vaste, il faut généralement au moins un mois, alors qu’aujourd’hui il n’a fallu que 10 jours. Nos ouvriers sont divisés en deux équipes, et les personnels de conception ne dorment que 2 heures. C’est normal de travailler la nuit », a déclaré Shen Zhen, chef de site de l’équipe de projet de l’hôpital Huoshenshan de la 3e société du 3e Bureau de China State Construction Engineering Corporation.

Derrière cette « tâche impossible » se cache une situation épidémique extrêmement grave. Le nombre de lits dans les hôpitaux désignés a augmenté, mais ils sont loin de suivre le rythme de la propagation de l’épidémie. « Sur la base de l’expérience de la lutte contre le SRAS en 2003, les hôpitaux nouvellement construits pour le traitement centralisé des patients épidémiques peuvent considérablement alléger la pression sur les hôpitaux existants et réduire les risques de contaminations croisées ». Selon un expert médical impliqué dans la lutte contre le SRAS, le rôle le plus important de ces hôpitaux temporaire est de réduire la panique sociale.

Dans le cadre de la lutte contre le SRAS, Beijing avait achevé l’hôpital Xiaotangshan d’une capacité de 1 000 lits en avril 2003. En un mois, un septième des patients atteints du SRAS dans le pays y avaient été traités. Aucun personnel médical n’a été infecté au cours de cette période, créant un miracle dans l’histoire de la médecine humaine.

En tant qu’hôpital pour maladies infectieuses, du plus grand comme les chambres au plus petit comme les canalisations d’évacuation, les mesures de protection sont particulièrement sévères. Ayant pleinement profité de l’expérience de l’hôpital Xiaotangshan, on peut dire à juste titre que la conception et la construction de l’hôpital Huoshenshan se sont « appuyés sur les épaules d’un géant ». L’hôpital traitera principalement des patients confirmés. Pour cela, il a installé 1 000 lits, mis en place des unités de soins intensifs, des unités de soins d’urgence, des services généraux mais aussi des services auxiliaires tels que le contrôle des infections, l’inspection, le diagnostic spécial et le diagnostic radiologique.

– ses zones strictement isolées permettent d’éviter autant que possible les contaminations croisées et protègent au maximum la santé et la sécurité du personnel médical.

– chaque salle porte comme un « masque ». Chaque salle se trouve à 30 cm au-dessus du sol et dispose de toilettes séparées. La plupart des chambres de l’hôpital sont des chambres à pression négative, c’est à dire que la pression dans la pièce est inférieure à celle de l’extérieur pour éviter une contamination croisée du virus avec le flux d’air.

– le traitement de la pollution est centralisé. L’hôpital a installé des systèmes de traitement de l’eau de pluie et des eaux usées et des systèmes d’évacuation de l’air, qui sont expulsés après désinfection et stérilisation et une filtration efficace. Dans le même temps, un film anti-infiltration de 50 000 mètres carrés a été posé à l’hôpital, couvrant toute la zone de l’hôpital afin de garantir que les polluants ne pénètrent pas dans le sol et les plans d’eau.

Des dizaines de millions d’internautes sont devenus des « superviseurs » devant leur écran après que la scène du chantier de construction de l’hôpital Huoshenshan a été diffusé en direct sur Internet. Personne ne s’attendait à ce qu’un chantier de construction devienne le centre d’intérêt de dizaines de millions de personnes. « Ce n’est pas seulement une diffusion en direct d’un chantier de construction, mais aussi celui de l’espoir de la lutte contre l’épidémie. Tout le monde espère que ce sera plus rapide, de plus en plus rapide ». Des commentaires similaires en ligne sont toujours visibles.

Certains internautes étrangers ont déclaré que cette armée d’excavateurs, de travailleurs de la construction et de matériaux qui sont constamment transportés à Wuhan 24h/24, montre « toute la Chine se prépare à cette bataille à une vitesse incroyable ».

« Je n’ai jamais vu ce genre de mobilisation dans ma vie », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’une conférence de presse à Genève le 31 janvier. « Peut-être que ce à quoi vous faites attention, c’est le fait que la Chine a réussi à construire en 10 jours un grand hôpital. Mais les mesures qu’ils prennent vont bien au-delà de ça, et je pense que ces mesures vont inverser la tendance de l’épidémie ».

Aujourd’hui, l’hôpital Huoshenshan est terminé. A présent, de nombreux ouvriers et équipements vont se battre à nouveau sans attendre et commencer à construire l’hôpital Leishenshan, qui traitera également les patients infectés, et poursuivront leur bataille.

Avec l’approbation de Xi Jinping, président de la Commission militaire centrale, l’Armée populaire de libération a mobilisé 1 400 membres du personnel médical qui seront chargés des tâches de traitement médical de l’épidémie de pneumonie à nouveau coronavirus à l’hôpital Huoshenshan de Wuhan depuis le 3 février. De nombreux membres du personnel médical envoyés à Wuhan ont déjà participé à la mission de lutte contre le SRAS de l’hôpital de Xiaotangshan de Beijing et aidé la Sierra Leone et le Liberia contre l’épidémie d’Ebola. Ils ont une vaste expérience dans le traitement des maladies infectieuses.