La coopération financière sino-africaine accélère son développement

septembre 4, 2018 10:39
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Liu Lingling, journaliste au Quotidien du Peuple, partenaire de guineenews.org

Pendant longtemps, la coopération de la Chine avec l’Afrique en matière d’investissement et de financement a mis l’accent sur des questions essentielles telles que le manque de fonds et le retard dans le domaine des infrastructures, ce qui a permis de favoriser les processus d’industrialisation et de modernisation des pays africains. Mais ces trois dernières années, la coopération financière sino-africaine s’est encore développée et le niveau de la coopération s’est constamment amélioré.

De mai à juin de chaque année jusqu’à la fin du mois d’août, la principale usine de Zambie, située à Chipata, la capitale de la province Orientale, est un endroit particulièrement occupé. L’usine a été conjointement créée par le Fonds de développement Chine-Afrique et des entreprises textiles de Qingdao, dans la province du Shandong. S’appuyant sur la supériorité du coton zambien, de haute qualité et à haut rendement, l’entreprise a adopté le modèle de commande « entreprise + agriculteur », qui a stimulé l’enthousiasme des producteurs de coton locaux et augmenté leurs revenus. La société China-Africa Cotton Industry Development Co., Ltd. a établi des usines en Zambie, au Malawi et au Mozambique, qui bénéficient à plus de 200 000 agriculteurs locaux et favorisent la coopération entre la Chine et les pays africains dans le domaine de la modernisation agricole.

Lors du Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine, le président Xi Jinping a annoncé que la Chine avait augmenté son capital de 5 milliards de dollars pour le Fonds de développement sino-africain, portant la taille totale de celui-ci à 10 milliards de dollars. Depuis, le Fonds de développement sino-africain a investi plus de 4,6 milliards de dollars dans la prise de décision de 92 projets dans 36 pays africains, permettant aux entreprises chinoises d’investir près de 23 milliards de dollars américains. À l’heure actuelle, le champ d’investissement du Fonds de développement sino-africain englobe de nombreux domaines tels que les infrastructures, l’agriculture, la transformation et la fabrication, et apporte d’excellents avantages économiques et sociaux à l’Afrique.

« Les institutions financières telles que les banques ont établi un pont pour la coopération économique et commerciale sino-africaine », a déclaré Wang Rubin, représentant en chef du Bureau de représentation pour l’Afrique de la Banque industrielle et commerciale de Chine. À la fin du mois de mars de cette année, le « mariage » entre l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) et la plus grande banque commerciale d’Afrique du Sud, la Standard Bank of South Africa, a permis le financement réussi de 35 projets en Afrique pour plus de 20 milliards de dollars, apportant un puissant soutien à la construction d’un grand nombre de projets d’infrastructure et de moyens de subsistance sociaux qui revêtent une grande importance pour le développement de l’Afrique.

Ces dernières années, la coopération financière entre la Chine et de nombreux pays africains a permis d’apporter aux populations locales des concepts de services financiers avancés, leur fournissant des moyens de paiement sûrs et pratiques et favorisant de manière efficace la construction d’un système financier moderne en Afrique.

À l’heure actuelle, la plupart des guichets automatiques des quatre grandes banques d’Afrique du Sud acceptent les retraits faits avec des cartes chinoises UnionPay. De plus, les cartes UnionPay sont désormais utilisées dans 50 pays et régions d’Afrique, et de plus en plus de banques locales en Afrique émettent des cartes bancaires acceptant UnionPay. Ainsi, le PDG de la PostBank Uganda, M. Mukuri, a-t-il déclaré que la couverture des cartes UnionPay chez les commerçants et les distributeurs automatiques de billets ougandais avait déjà dépassé 80%.

Sukarni Yabashe, président de la Standard Bank of South Africa, s’est rendu plusieurs fois en Chine, dont il a fait les éloges auprès des journalistes : « En Chine, les gens peuvent se permettre de sortir rien qu’avec un téléphone portable. Je crois qu’avec le renforcement de la coopération avec la Chine dans le domaine financier, de plus en plus d’Africains profiteront de ce service de paiement mobile sûr et pratique ».

L’Afrique est une partie importante de l’initiative « Une Ceinture, une Route ». Au cours des cinq années écoulées depuis le lancement de celle-ci, les institutions financières chinoises ont exploré des produits financiers diversifiés et fourni un soutien financier à plusieurs niveaux, multi-domaines et multi-formes aux pays africains pour relier leurs stratégies de développement respectives à la construction de l’initiative « Une Ceinture, une Route ».

Selon Mohamed El-Etrebi, gouverneur de la Banque d’Egypte, depuis le lancement de l’initiative « Une Ceinture, une Route », la coopération entre l’Égypte et la Chine a continué de s’approfondir. Les banques centrales des deux pays ont signé des accords bilatéraux d’échanges de devises à la fin de 2016, facilitant le commerce et les investissements bilatéraux et favorisant la coopération financière entre les deux pays.

En septembre, le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine se tiendra dans la capitale chinoise. Mohamed El-Etrebi, qui se rendra en Chine pour participer à des activités connexes au Forum, a déclaré que la construction de l’initiative « Une Ceinture, une Route » avait favorisé la coopération financière entre les pays africains, notamment l’Égypte et la Chine, et il estime que le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine devrait donner un nouvel élan à la coopération financière entre les deux parties.