« La Guinée a une réserve bauxitique de plus de 400 ans en raison de 100 millions de tonnes par an » (Ministre)

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La République de Guinée est un scandale géologique par excellence. Puisque la presque totalité des ressources minières et minéralières s’y sont donné rendez-vous. Notamment la bauxite dont le pays est désormais le premier exportateur au monde.

Cette richesse spécifique du sous-sol est loin d’être épuisée. C’est du moins l’assurance donnée par le ministre des Mines et de la Géologie ce lundi 14 janvier 2019. Selon Abdoulaye Magassouba qui animait une conférence de presse pour épluches les acquis des actuelles, dresser les défis et se projeter dans les perspectives dans le secteur minier, une réserve de plus de 4 siècles est encore disponible.

« Même en produisant 100 millions de tonnes de bauxite par an, la Guinée pourrait produire de la bauxite de qualité compétitive pendant 400 ans. Cet objectif se justifie non seulement par la nécessité pour la Guinée de financer son développement à court, moyen et long termes, mais aussi par le risque de remplacement de la bauxite par une autre substance, en l’occurrence l’argile pour produire l’alumine », a-t-il indiqué.

« Ainsi, a poursuivi le conférencier, grâce à ce choix, les revenus tirés par les mines permettent de financer les infrastructures à l’instar des 515 millions d’euros récemment approuvés par le Parlement en décembre 2018 sur l’Accord-cadre. Cet Accord-cadre vise un investissement total de 20 milliards de dollars sur 20 ans sur le financement des infrastructures socioéconomiques prioritaires dans le cadre d’un mécanisme de prêt enclave ».

S’agissant des acquis sous l’impulsion engrangés sous l’impulsion du président Alpha Condé, le ministre Magassouba, après avoir rappelé l’état de « léthargie » dans lequel se trouvait le secteur minier avant 2010, avec, dit-il, une incapacité du pays à attirer l’investissement dans les mines à cause de la mauvaise qualité de gouvernance dans le secteur, Abdoulaye Magassouba a dénoncé la gestion « opaque » des titres miniers qui servaient essentiellement à alimenter les spéculations des détenteurs de permis qui, pour la plupart, n’avaient jamais visité les sites qu’ils étaient censés développer.

« Après son élection, le président Alpha Condé a constaté que Rio Tinto avait une partie des parts de Simandou à Chinalco sans autorisation préalable du gouvernement. C’est pourquoi le nouveau gouvernement a décidé de lui infliger une pénalité. A ce titre, le gouvernement a obtenu le paiement de 700 millions de dollars US au profit de l’Etat, une participation de 15% dans le projet de Simfer, ainsi qu’une participation payante de 20% », a-t-il soutenu, avant d’ajouter que dans le secteur du fer, le gisement de Simandou, dont les permis de recherche avaient été accordés en 1997 (soit 14 ans plus tôt), n’avait pas connu de réel développement.