La limitation des mandats présidentiels en Afrique en discussions au Niger

0
721

Un sommet de trois jours sur le respect de la limitation du nombre des mandats présidentiels a débuté mercredi 2 octobre dans la capitale du Niger (Niamey). C’est le Président de la République Issoufou Mahamadou qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Il est organisé par le National Democratic Institute (NDI) en partenariat avec Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), Africa Forum et la Fondation Koffi Annan.

Joint au téléphone par Guinéenews, Ibrahima Diallo directeur des Operations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et par ailleurs, Coordinateur Guinée de la Coalition Internationale Tournons La Page pour une Alternance Démocratique en Afrique, a laissé entendre que la situation guinéenne préoccupe la communauté internationale.

«Il y a eu des discussions entre les anciens chefs d’Etat et les institutions présentes à cette rencontre pour présenter les risques d’instabilité de la Guinée et de la sous-région liés à la volonté du président guinéen de changer la Constitution à l’effet de briguer un troisième mandat. Ils ont aussi plaidé pour la prise d’une résolution sur la Guinée au cours de ce sommet de demander à Alpha Condé de respecter la limitation du nombre de mandats», a-t-il dit.

D’après Ibrahima Diallo, les anciens chefs d’Etats ont exprimé leur grand étonnement de voir Alpha Condé sur un chemin contraire aux principes et valeurs pour lesquels il s’est battu avant son accession au pouvoir. «Ils ont promis de ne pas laisser la Guinée basculer dans des conflits à travers des bons offices», a-t-il indiqué.

A en croire Ibrahima Diallo, ce sommet a enregistré la présence des anciens présidents Goodluck Jonathan du Nigéria, Nicéphore Soglo du Benin, Amos Sawyer du Libéria, Mahamane Ousmane du Niger et Mme Samba Penza Catherine de la Centrafrique. «Les anciens présidents du Sao tomé Michel Travoda et du  Libéria Sirleaf Elen sont également intervenus au cours de cette cérémonie  par vidéo conférence», a-t-il précisé.

Selon Ibrahima Diallo, le président en exercice de la CEDEAO le chef de l’Etat nigérien Issoufou Mahamadou qui a présidé cette la cérémonie d’ouverture du sommet a réaffirmé son engagement à ne pas se représenter lors de l’élection présidentielle de 2021. «Je respecterai scrupuleusement les dispositions de la République du Niger. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance», a déclaré le président Issoufou Mahamadou.