Labé : Chassés lors des manifs du FNDC, le préfet de Lélouma et les sous-préfets sont enfin rétablis

0
1737

Il a fallu plusieurs tractations entre la première autorité régionale et les populations des localités concernées pour aboutir finalement au retour des administrateurs concernés à leurs lieux respectifs de travail. Des administrateurs qui pour certains ont été chassés, alors que d’autres  se sont seulement sentis menacés lors des violentes manifestations du front national pour la défense de la constitution (FNDC), pour ensuite détalés comme des lapins,  a appris Guineenews.

Interrogé sur le cas spécifique du préfet de Lélouma, Elhadj Madifing Diané le gouverneur de région a accepté de faire le point de la situation : « en réalité il n’avait pas fui, il n’avait pas aussi abandonné ; il avait peur surtout pour sa sécurité. Dans ces conditions, la présence des notables et l’ensemble de la population de Lélouma nous a rassurés. Nous avons accueilli avec beaucoup de joie la démarche de cette population. Et nous avons donné l’assurance que les choses allaient rentrer dans l’ordre et alhamdoulilaye (Dieu merci) c’est rentré dans l’ordre parce que j’ai fait accompagner le préfet par une forte délégation conduite par le directeur de cabinet et même le préfet de Labé qui nous a fait le plaisir de s’offrir comme membre de cette délégation. Donc, aujourd’hui tout m’a l’air normal malgré qu’il y a quelques difficultés » explique-t-il.

Selon lui également, le préfet de Lélouma a désormais repris service malgré que pour l’instant il ne soit pas stable dans la localité. « Il est à Lelouma. Il va, il vient ; il va, il vient. Mais je peux vous rassurer qu’on trouvera rapidement une solution pour que la stabilité dans son service soit fixé » rassure le gouverneur de région.

Pour ce qui est des autres sous-préfets qui étaient dans la même situation, El Hadj Madifing Diané soutient que tout est rentré dans l’ordre : « ils ont aussi quitté ; chacun s’est senti menacé ; donc ils ont abandonnés. J’ai regardé ça avec beaucoup de mépris parce que, eux qui doivent rassurer les gens, s’ils sont les premiers à quitter ; il est évident que l’incertitude règne. Mais Dieu merci, à la date d’aujourd’hui tous les sous-préfets sont à leur poste » confirme-t-il.