Labé : crise de véhicules à la gare routière !

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C’est la situation qui prévaut depuis quelques jours dans les gares routières de Labé  où des véhicules en partance pour la capitale sont rares. La fin des vacances et le retour des pèlerins sont, entre autres, facteurs qui ont provoqué cette crise. Selon des chauffeurs qui font la navette entre Labé et Conakry, la demande est nettement supérieure à l’offre en cette période.

En effet, contrairement au surnombre des voyageurs pour Conakry, les chauffeurs ont du mal à avoir cinq passagers pour le retour à Labé. Une situation qui les oblige à passer plus de temps à Conakry. Ceci dans l’espoir d’avoir un minimum de passagers. Entre-temps, les voyageurs patientent du coté de Labé.

Cette crise qui perturbe l’agenda de plusieurs personnes, inquiète à plus d’un titre. C’est le cas d’Alpha Sow, un parents d’élèves dont les neveux étudient à Conakry. «J’ai mes neveux qui sont au nombre de trois. Ils étaient en vacances chez moi. Depuis quatre jours je n’arrive pas à les embarquer. Chaque jour on me dit qu’il n’y a pas de taxis disponibles. Donc il faut attendre le lendemain. Tous les jours c’est la même chose alors que ces enfants devraient depuis lundi suivre des cours de révision en prélude à la rentrée des classes », a-t-il déclaré.

«C’est le syndicat qui ne fait pas le nécessaire pour aider les citoyens. Sinon depuis prés d’une semaine, il y a une affluence indescriptible au niveau des gares et ils sont incapables de trouver des véhicules pouvant transporter les gens.  Cela veut dire que cette crise les arrange sinon une solution aurait pu être déjà trouvée », dénonce Nassirou Bah, étudiant.

Interpellé sur les causes de cette crise de taxi en partance pour Conakry, Boubacar Diallo, chef de ligne Labé – Conakry se défend: « la cause est liée au fait que ceux qui sont venus  à Labé pour fêter en famille et les vacanciers, décident de repartir maintenant. À Conakry, il n’y a pas de passagers en direction de Labé. Voilà tout le problème. Tous les véhicules sont bloqués à Conakry. Parfois les chauffeurs rentrent juste avec deux passagers. C’est-à-dire juste le prix de 20 litres de carburant », soutient-il.

Au niveau des bureaux locaux du syndicat des transports, les responsables écartent toute responsabilité dans cette crise car disent-ils : « on ne peut pas forcer les chauffeurs à rentrer vide.»