Labé : la célébration du 61e anniversaire de la Guinée tourne à la cacophonie

0
1071

Le gouvernement n’aurait pas décaissé les activités pour la célébration de la fête de l’indépendance guinéenne. En tout cas, c’est le constat réalisé à Labé ce mercredi 02 octobre 2019 par la rédaction locale de Guineenews© où en dehors des initiatives d’un mouvement de jeunes de la commune urbaine appelé COSAMOUV (coalition des structures, associations et mouvement) rien n’a été fait pour donner un éclat particulier à cette importante fête nationale.

C’est d’abord sous une pluie battante que les citoyens de la commune urbaine de Labé ont commencé à se mobiliser aux environs de 09 heures à la place des martyrs sise à la devanture du stade régional El Hadj Saifounlaye Diallo de Labé. A cause de la pluie ou par changement de programme, les autorités préalablement attendues à 10 heures ne se sont présentées qu’à 11 heures alors que le stade et la place des martyrs refoulaient du monde malgré la persistance de la pluie.

Après le dépôt de la gerbe de fleur par le gouverneur Madifing Diané, le préfet El Hadj Safioulaye Bah et le maire Mamadou Aliou Laly Diallo, la foule a été orientée vers le stade régional où les discours devaient se tenir. De ce côté, un autre imprévu s’est invité dans la danse. Le mouvement de jeunes qui s’est impliqué volontairement dans la mobilisation des masses et la sonorisation des lieux s’est senti frustré.

« C’est la COSAMOUV qui a organisé la fête à Labé. Maintenant si les autorités viennent sans consensus pour dire qu’elles écartent les jeunes du protocole ça ne marche plus. Donc c’est ce que les jeunes n’ont pas accepté et comme c’est des appareils qu’on a loués et comme il était l’heure, on a ramené la sonorisation parce qu’on avait plus d’argent pour rallonger le contrat », explique Al Habib Bah, membre de la COSAMOUV.

Conséquence, c’est un mégaphone prêté pour la circonstance que les autorités ont utilisé pour tenter de lire les discours dans une totale cacophonie. N’entendant rien du discours, la foule s’est mise a crié et a hué les autorités dans tous les sens. Face à cette situation, les discours ont été raccourcis et les citoyens sont rentrés sous la pluie dans une désolation totale.