Labé : La police routière peine à gérer la circulation à quelques jours de la fête de ramadan.

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Ces derniers jours, la circulation est quasi impossible au niveau du centre-ville de la commune urbaine de Labé où l’affluence est sans précédent. En plus du fait que voitures et motocyclistes peinent à se frayer un chemin, charretiers, tricycles et marchands compliquent davantage la circulation. Ainsi, on enregistre des embouteillages monstres qui bougent à pas de caméléon, a constaté sur place Guinéenews©.

Au lieu de faire face à cette situation qui est un véritable casse-tête pour les usagers, la police routière aurait abandonné ses responsabilités selon Barry Alpha Oumar. « On est là, ça fait au moins dix minutes et ça ne bouge toujours pas. Au lieu de venir nous faciliter la circulation, les agents de la police routière sont de l’autre côté en train de raquette les paisibles citoyens alors que leur travail c’est d’abord de faciliter la circulation », rappelle-t-il.

Trouvé dans un autre bouchon, Diallo Alpha fustige : « Ce camion est venu se stationner au beau milieu de la route et la police ne fait rien pour le dégager afin de libérer le passage. Regardez tout ce monde est bloqué à cause de lui et maintenant on est coincé ici car on ne peut pas avancer et on ne peut faire machine arrière ; donc, on est là. » 

« Je n’ai jamais vu cela ici à Labé. On dirait Conakry. Des embouteillages d’un quart d’heure voire une demi-heure ? C’est grave ça parce que c’est juste un manque d’organisation de la part des usagers et un manque de volonté de la part des autorités en charge de la circulation », estime Fatou Kanté.

Au niveau du commissariat spécial de la sécurité routière, le colonel Tidiane Sanoh ne dit pas le contraire. « Le tour du marché est pratiquement impossible. Donc, nous avons jugé nécessaire de désigner chaque matin des agents pour dégager la chaussée et surtout nous sommes partis vers la commune pour leur dire de nous assister parce que nous avons des barrières qui ne sont pas tellement nombreuses. Donc, ils ont tenu des promesses de nous faire des barrières qui pourront nous aider à protéger certains étalagistes », annonce-t-il.

Par ailleurs, le colonel Tidiane Sanoh met en cause une fois de plus le manque d’effectifs : « Comme vous le savez, nous n’avons pas tellement d’effectif. Mais nous sommes quand même assistés par le commissariat central de Labé qui désigne souvent des agents pour nous appuyer. Il y a des gens qui viennent garer abusivement leurs engins sans demander à personne. »

Il faut signaler que la multiplication des engins roulant doublée du laisser-aller qui règne dans la circulation à Labé fait que désormais les embouteillages sont monnaie courante au centre urbain. Sauf que cela s’accentue à l’approche des grands événements.