Labé: Le sort de 23 militants du FNDC détenus à la maison centrale préoccupe l’OGDH

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Arrêtés à la suite des violentes journées de résistance active et permanente organisées par l’antenne locale du front national pour la défense de la constitution (FNDC) de Labé, principalement le jeudi 23 janvier dernier, les 23 personnes dont 4 mineurs sont depuis en détention à la maison centrale. Face au prolongement de cette détention qui ferait suite à la destruction du palais de justice de la ville, l’Organisation Guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) vient de se faire entendre.

Après avoir dépêché un avocat sur le terrain, l’OGDH réclame un procès dans les meilleurs délais. « Oui effectivement nous avons fait venir un avocat pour nous évaluer la situation à la maison centrale. D’après cet avocat, ils sont 23 concernés par ces histoires de manifestation et ces 23 sont suivis par le parquet. Donc, il y a d’autres qui sont suivis par le juge d’instruction ; c’est à dire, il y a deux procédures autour des manifestations. Maintenant l’avocat a pris des renseignements et est rentré à Conakry pour rendre compte afin que l’OGDH prenne des dispositions par rapport au procès. L’avocat est en contact permanent avec le procureur», explique Idrissa Sampiring Diallo, le représentant régional de l’OGDH.

Pour faciliter le traitement des dossiers en souffrance au niveau de la maison centrale de Labé, le maire de la commune urbaine aurait mis à disposition du parquet un local pouvant servir de cadre pour l’évacuation des dossiers judiciaires.

« Le maire de la commune urbaine a prêté une salle parce que vous savez, Labé a des problèmes de locaux au niveau du tribunal. Donc, le maire a prêté une salle pour la tenue du procès. Il reste de fixer la date et que les avocats viennent pour le procès », ajoute le responsable de l’OGDH à Labé.

« Nous regrettons ce qui se passe; nous, nous estimons que la manifestation est un droit consacré par la constitution Guinéenne et si les services de sécurité se permettent d’arrêter à tour de bras des citoyens qui sont innocents et les priver de liberté ; nous estimons que ce n’est pas normal. Nous le dénonçons de façon régulière ; ce qui fait que nous avons choisi des avocats pour accompagner ces personnes injustement détenus à la maison centrale. Nous pensons pouvoir obtenir leur liberté à l’issu du procès qui sera organisé parce que, d’après nos informations, personne n’a été pris la main dans le sac. Il y a des gens qui ont été ramassés dans des ateliers, des gens rencontrés dans la rue, … mais personne ne peut prouver qu’ils étaient en train d’être en conflit avec la loi », dénonce Idrissa Sampiring Diallo.

Des informations confirmées par le bureau régional du front national pour la défense de la constitution (FNDC) de Labé. Un bureau qui pour la deuxième semaine s’est abstenu de suivre le mot d’ordre national de résistance active et permanente.