Labé : Les experts agricoles tablent sur une bonne campagne cette année

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Le changement climatique ressenti au fil des années continue à impacter la vie du Guinéen en général et celle du paysan en particulier.

Les premières pluies qui, habituellement, tombent dès le début du mois de mai, ont connu un léger retard d’un mois. Conséquence, la campagne agricole a connu un retard d’un mois à Labé.

Un retard qui n’est pas sans conséquence sur le calendrier cultural comme nous l’affirme Lancinet Traoré, le directeur préfectoral de l’agriculture de Labé. «Cette année, contrairement aux années antérieures, on a perdu un peu de temps avant de nous engager dans la campagne agricole. Parce qu’on a enregistré un changement climatique. Cette année, les pluies ont commencé tardivement. Ce qui fait que les producteurs sont entrés en campagne un peu tardivement. Habituellement, la campagne agricole démarre dès les premières pluies. C’est-à-dire au mois de mai au plutôt, les semis commencent. Mais cette année, on est allé jusqu’au mois de juin. Parce que le changement climatique a perturbé le calendrier. Donc contrairement à l’année passée, cette année, c’est pratiquement au mois de juin qu’on a commencé. Mais qu’a cela ne tienne, les engrais, les intrants agricoles étaient là bien avant. On a plus de 2 000 tonnes d’engrais disponibles dans nos magasins. C’est pour dire que quel que soit le degré d’acquisition des demandes agricoles, les producteurs qui veulent s’engager dans la campagne agricole sont libres de venir prendre autant de tonnages d’engrais dont ils ont besoin», rassure le directeur préfectoral de l’agriculture de Labé.

Plus de deux mois après le coup d’envoi de la campagne agricole, aucune anomalie n’a été, pour l’instant, enregistrée dans la de Labé.  «Pratiquement à Labé, malgré ce retard de la pluie, il faut reconnaître que les informations que nous recevons des CR (commune rurale) à travers nos conseillers agricoles (CA). Ceux-ci nous donnent des informations qui indiquent que la campagne agricole avance bien. On a l’espoir d’avoir de bon rendement», espère-t-il.

Depuis l’attaque du mildjou en 2016 qui a décimé des centaines de champs, la région du Foutah peine à remonter la pente. On espère que cette année sera la bonne.