Labé : Les FDS gazent des femmes au marché et empêchent tout mouvement

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Après quatre jours de violences ayant coûté la vie à trois personnes dans la commune urbaine de Labé, l’antenne locale du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) a finalement suspendu le mot d’ordre de résistance active et permanente dans la nuit du vendredi 24 janvier 2020. En dépit de cette suspension,  les forces de défense et de sécurité (FDS) empêchent quasiment toute activité ce samedi 25 janvier 2020, a constaté sur place Guinéenews.

« Nous avons suspendu le mot d’ordre hier vers les 21 heures. Comme vous le savez, le prolongement effectué, c’était pour appuyer le FNDC de Dalaba et demander le départ du gouverneur. Donc, nous avons suspendu hier parce que nous constatons déjà que nos objectifs ne sont pas atteints à 100 %. Mais, on peut dire que c’est atteint à moitié parce que toute l’administration notamment le gouvernorat ne travaille pas. Donc, nous avons suspendu pour permettre à la population de souffler un peu », explique Bah Al Habib, le coordinateur régional du FNDC Labé.

Des femmes ont été gazées puis chassées du marché Yenguema dans la matinée par des hommes en tenue. « Les militaires sont venus nous chasser en nous insultant. Ils disent comme on veut la guerre, on va aller jusqu’au bout car il n’y a plus d’activités ici », raconte Mariama Benté Diallo, au micro de la rédaction locale de Guinéenews.

Une information confirmée par le coordinateur régional du FNDC qui parle d’intimidation : « c’est une forme d’intimidation et c’est du jamais vu. Que les forces de défense et de sécurité rentrent jusqu’au Yenguéma; ils veulent intimider la population pour que si prochainement nous appelons à une manifestation que les gens ne sortent pas. C’est vraiment déplorable. Nous avons une armée qui n’est pas au service de la république mais une armée qui est sous les ordres des dirigeants si non qu’est ce qui justifie la présence d’une armée dans une ville », dénonce-t-il.

Il faut rappeler que le marché est toujours fermé alors que la quasi-totalité des commerçants restent postés à la devanture de leurs boutiques ou magasins.