Labé : radioscopie des structures sanitaires en milieu rural.

août 23, 2018 3:10
0

L’accès aux soins de santé est très souvent un casse-tête dans bon nombre de villages enclavés de la Guinée. Une situation qui a tendance à changer avec la formation et l’équipement de 2008 agents de santé communautaire dont un grand nombre aurait été déployée dans la région administrative de Labé, à en croire le directeur régional de la santé (DRS).

La région de Labé compte 42 sous-préfectures. Chacune de ces localités dispose, à ce jour, d’un centre de santé. «Autour de ces centres de santé, nous avons les postes de santé dans les gros villages. Ce qui fait 150 postes de santé actuellement dans la région administrative de Labé», a expliqué Dr Mamadou Oudy Bah, le Directeur régional de la Santé de Labé.

«Il y a beaucoup de demandes de poste de santé. Parce que chaque personne veut que la structure sanitaire soit proche de son habitation. Mais qu’est-ce que notre État à adopté, c’est la politique de la santé communautaire. Nous avons formé plus de 2008 agents de santé communautaire ou de relais communautaires. Ces relais communautaires sont des agents qui savent lire et écrire et qui sont désignés par la communauté parce qu’ils ont la volonté, parce que la communauté a confiance en ces personnes. Ce sont ces personnes qu’on appelle des relais communautaires que nous formons dans beaucoup d’activités notamment la prise en charge du paludisme, le traitement de la diarrhée, la distribution de certains médicaments… Ils sont formés aussi dans le cadre de la sensibilisation contre les maladies épidémiques et pour le dépistage des maladies à potentiel épidémique. Ces agents sont en contact direct avec le chef de centre et le chef de poste. Ils se retrouvent chaque mois pour faire la situation sanitaire de la zone. Ils remplacent les postes de santé là où ils n’existent pas », a fait savoir Dr Oudy.

Pour avoir un centre de santé, il faut, selon le DRS, 10 000 habitants contre 1 000 habitants pour le poste de santé.  Toutefois, il y a des exceptions à ce principe, a-t-il déclaré.

«Actuellement ce sont des choses qui sont en train de changer. Parce qu’avec l’explosion démographique aujourd’hui, nous avons des centres de santé qui ont plus de 40 000 habitants. Logiquement, ce sont des centres de santé qui devraient être transformés en centres de santé améliorés. C’est le cas de Sigon qui a déjà mis la première pierre pour la construction de son centre de santé amélioré », a précisé Dr Oudy Bah qui reconnaît l’insuffisance dans plusieurs structures sanitaires des équipements sanitaires surtout en milieu rural.