L’Ambassadeur de l’Allemagne à Mamou : la migration au cœur de sa visite

mars 17, 2019 9:51

L’ambassadeur de la République fédérale de l’Allemagne en Guinée a bouclé ce dimanche 17 mars à Mamou une visite de travail de 48 heures. Son Excellence, Matthias Veltin était venu s’enquérir du niveau d’exécution du programme de réinsertion des jeunes migrants rentrés au bercail.

Accueilli par les autorités locales, le diplomate allemand a visité l’exécution du projet de saponification à Tamagaly dans la sous-préfecture de Konkouré, une initiative locale pour réintégrer les migrants. Puis, il a poursuivi sa visite  au centre de formation professionnel de Mamou où l’OIM développe pour les migrants un programme de formation post-primaire en électricité d’une durée de 6 mois.

Au cours de cette visite, Matthias Veltin a tenu à expliquer les différents programmes de l’Union européenne destinés à accompagner les migrants de retour dans leur réinsertion. « Les jeunes font la migration parce qu’ils pensent qu’ici ça ne marche pas. Parce qu’ils ne voient pas de perspectives ici. Avec mes expériences, je vois qu’il n’y a pas d’encouragement à la jeunesse de rester. Les jeunes sont différents: il y’a ceux qui ont la capacité d’entreprendre et ceux qui n’ont aucune formation professionnelle. l’Union Européenne a un objectif commun: améliorer la situation de la jeunesse (investir dans la formation professionnelle, apporter des conseils spécifiques à ceux qui démarrent leur propre entreprise et encourager les mesures pour les microcrédits).

L’OIM gère un programme financé par l’Union Européenne pour la réintégration des migrants qui sont revenus. On ne doit pas favoriser les jeunes qui reviennent de la migration sur les jeunes qui sont restés. Pour cela on a essayé de combiner les deux pour encourager les talents. La jeunesse doit voir l’avenir ici en Guinée », a-t-il interpellé.

Au cours de ces dernières années, la ville de Mamou a été considérée comme l’un des grands foyers de départ des jeunes vers la méditerranée où plusieurs d’entre eux continuent de périr lors de la traversée.