Le comeback d’Amadou Diaby à la Fédé : le patron de la Commission d’éthique met les points sur les i

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Amadou Diaby a été rétabli provisoirement dans ses fonctions de premier vice-président de la Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT) par la commission d’éthique de ladite instance faitière via un communiqué de presse rendu public ce vendredi 19 février 2021.

Interrogé par nos confrères de Djoma TV dans l’après-midi de ce vendredi, le président de la Commission d’éthique de la Féguifoot, Amadou Tham Camara a tenu à apporter quelques clarifications par rapport à cette décision de son institution.

D’entrée du jeu, Amadou Tham Camara a rappelé qu’il y a des décisions que le président de la commission Ethique peut prendre seul, selon les statuts de la FEGUIFOOT.

« Depuis 13 août 2020, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a décidé de renvoyer l’affaire devant notre commission. C’était pour que nous puissions nous prononcer en toute responsabilité. Mais, il avait indiqué qu’il y avait un certain nombre de préalables qui devaient être réglés. Il fallait d’abord qu’il y ait une commission de recours qui, malheureusement, n’existe pas mais également, le TAS nous a demandés qu’il y a des témoins clefs qui devaient être interrogés. Cela aussi n’a pas pu être fait. C’est au regard de tout cela, il fallait tout simplement surseoir à la poursuite. Parce qu’il y a des obstacles juridiques majeurs et rétablir M. Diaby dans ses fonctions. C’est ce qui a été fait », a-t-il expliqué.

Cette réhabilitation d’Amadou Diaby est-elle un camouflet pour la Féguifoot ?

Aucunement pas. Cette mesure est loin d’être un camouflet, a recadré le président de la Commission d’Ethique de la Féguifoot tout en insistant sur le fait qu’il existe des ‘’indices concordants’’ sur les cas de violation. Donc, c’est de leur compétence, souligne-t-il, d’ouvrir une enquête et essayer d’examiner le dossier.

« C’est ce qui a été fait en toute responsabilité. Si nous nous nous rendons compte qu’il y a des écueils et que les droits fondamentaux du défendeur, en l’occurrence M. Diaby, ne sont pas respectés en ce sens qu’il n’y a pas droit à autre degré de juridiction, nous sommes obligés d’en tirer toutes les conséquences… », a-t-il rappelé.

Poursuivant sa rhétorique, le chef de la Commission d’éthique a martelé à qui veut l’entendre que la décision qui a été prise, était une mesure provisoire et tant que les écueils existent, il n’y a point de raison de ne pas revenir là-dessus.

« La décision n’a pas été prise à la hâte, elle a été prise sur la base d’un certain nombre d’informations. En rappel, le TAS a dit que tout n’a pas été bien fait et il nous a demandés de réexaminer le dossier et de corriger ce qui manquait. Le TAS a constaté un vice de forme dans le dossier… Le fait qu’il n’y a pas de commission de recours, cela est un manquement au droit de M Diaby. C’est-à-dire quand une décision est prise à Conakry, tu n’as pas la possibilité de faire appel sur place et il faut aller jusqu’à Lausanne, en Suisse. Une situation que le TAS considère comme étant un préjudice très grave qui doit être corrigé », a-t-il mentionné.

Une décision qui n’affecte en rien le fonctionnement de la Féguifoot

A la question de savoir si cette décision n’affecte pas la FUIGUIFOOT, Tham Camara répond : « il n’y a pas de raison qu’une décision prise pour violation d’une règle d’éthique ait des répercussions sur le bon fonctionnement de la FEGUIFOOT. Il s’agit d’une décision d’un organe juridictionnel qui est la commission d’éthique. La décision n’a aucun impact sur le fonctionnement correct de la fédération guinéenne de football. »

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