Le député Saïkou Yaya Barry s’offre Alpha Condé et son gouvernement

avril 14, 2019 10:00

Le Secrétaire exécutif de l’Union des forces républicaines a présidé l’assemblée générale hebdomadaire de son parti ce samedi 13 avril 2019. Une réunion que l’honorable Saïkou Yaya Barry a mise à profit pour dresser un regard peu reluisant de la gouvernance des actuelles autorités du pays depuis leur avènement aux affaires.

D’entrée, le parlementaire a ouvert une brèche sur l’affaire qui fait l’essentiel des débats politiques actuellement en Guinée. « Tous ceux qui sont en train de faire la promotion de ce changement de la Constitution sont des renégats de la nation, des apatrides, des hors-la-loi. Eh ben, pourquoi je le dis? Ce sont des personnes qui ne maîtrisent même pas l’emblème de la République, la devise de notre pays qui est Travail-Justice-Solidarité », a-t-il placé en guise d’introduction.

Et comme pour assoir son argumentaire sur une base plus ou moins solide, l’honorable Barry a indiqué que dans ce pays, il n’y a pas de travail. « Nos jeunes sont en train de mourir dans le désert. Nous sommes le premier pays subsaharien où les jeunes sont en train de fuir leur pays. C’est du jamais vu », a vigoureusement dénoncé Saïkou Yaya Barry.

Citant à titre d’exemple le Ghana, le président de séance a porté à la connaissance de l’assistance que quand ça ne marchait pas dans ce pays, on voyait des jeunes ghanéens en Guinée, qui exerçaient de petits métiers comme la cordonnerie.

« Aujourd’hui, vous pouvez voir un ghanéen dans le pays? Parce que ça va dans leur pays. Parce ça marche au Ghana », a justifié le député.

Et d’enfoncer le clou: « (…). Le président de la République de Guinée et son gouvernement vendeurs d’illusions nous font savoir qu’en Guinée ça marche, que le pays bouge, que nous sommes un pays en émergence ». A ce propos, l’honorable Barry a déclaré que la floraison des hôtels dont se targuent les autorités n’en vaut point la peine. Puisque de l’avis du Secrétaire exécutif de l’UFR, les hôtels sont des initiatives privées.

« Alors, que les Guinéens arrêtent de rêver! Ceux qui sont en train de vendre des illusions, sont en train de dormir sur des nattes pour voir les réalisations d’Alpha Condé en rêve. Et quand ils se réveillent, il n’y a rien. Trois milliards de dollars pour l’électricité, on n’a pas le courant. Un étudiant, une tablette, du jamais vu. Un tailleur, une machine, c’est du jamais vu. L’usine de frite à Timbi Madina, c’est du jamais vu. Des décortiqueuses de fonio à Faranah, c’est du jamais vu. L’usine de montage des bus, c’est du jamais vu. L’usine de montage des tracteurs, jamais vu. Et tout ça, il a fini de faire, mais il faut dormir, tu rêves, pour les voir », a ironisé Saïkou Yaya Barry que regrette le fait que la Guinée soit le deuxième pays demandeur d’asile en Occident après l’Afghanistan.