Le journaliste Yamoussa Sidibé présente deux ouvrages au public lecteur

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L’ancien directeur général de la Radiodiffusion télévision guinéenne (RTG) a présenté deux ouvrages ce jeudi 7 janvier 2021. C’était en présence d’un public mobilisé dans la salle de spectacles Momo Wandel du Centre culturel franco-guinéen.

« Les balafres du pouvoir ». C’est le titre du premier roman, comprenant 195 pages. Il expose sur l’histoire d’un monarque qui gère son pays de façon autocratique, qui ne supporte pas le regard de l’autre dans la gestion de son pays et qui gère le pays selon ses humeurs.

Cette gestion à la catastrophique fantaisiste du pouvoir a mis sur le chemin de l’exil une bonne partie de sa population. L’autre frange de la population restée au pays subira le joug de l’étranger qui détient désormais l’essentiel de l’économie du pays.

Dans le deuxième livre intitulé « Les écumes de la rancœur », l’auteur aborde l’histoire d’une fille qui, à la base, a subi toutes sortes d’humiliations. Ce qui l’amènera à fuir son village pour aller créer un royaume ailleurs. Devenue très puissante, elle va se livrer à la vente des esclaves.

Cet autre ouvrage de 192 pages, selon Yamoussa Sidibé, met l’accent sur la responsabilité des chefs noirs, des chefs locaux dans la traite des noirs, la commercialisation de l’être humain.

Dans ces deux œuvres littéraire, l’auteur parle de sa société même s’il se refuge dans le passé, notamment dans « Les balafres du pouvoir » et au XIXème siècle pour « Les écumes de la rancœur », avec pour objectif de dénoncer certaines réalités qui se passent ici et de voir dans quelle mesure les fabuleuses richesses minières dont regorgent le sol et le sous-sol guinéens pourraient être profitables aux populations.

Reconnu pour la passion éblouie qu’il éprouve pour la Culture, le journaliste Sidibé répond qu’il faut que nous soyons présents dans notre existence.

« Malheureusement, l’Africain se détourne de plus en plus de ce qu’il est. Alors qu’au rendez-vous de l’universel, chacun va avec ce qu’il est. Alors, si nous nous oublions ce que nos ancêtres et nos sociétés ont été dans le passé, nous irons les mains vides vers l’universel », a conclu l’auteur.