Le leader des frustrés du RPG est-il recherché? La police nie toute responsabilité 

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Depuis sa sortie médiatique, le président du collectif des frustrés du RPG, Ibrahima 4 Doumbouya se dit activement recherché par les services de sécurité. Joint au téléphone cet après-midi, l’intéressé a dit que le combat dont lui et son groupe mènent, c’est pour « pérenniser leur parti. » «Si on ne trouve pas solution aux mécontentements des uns et des autres, le RPG ne serait qu’un héritage de cendre après le président Alpha Condé. C’est ce que nous voulons éviter. C’est un combat noble que nous ne sommes pas prêts à lâcher. Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout, il faut que l’objectif qu’on s’est assigné soit atteint», a-t-il affirmé.

Et d’enchaîner : « depuis notre sortie médiatique, je suis activement recherché par une unité des services de sécurité. Je n’ai pas peur des menaces de telle nature parce que le combat que nous menons, est un combat qui engage tous les RPGistes frustrés».

Ibrahima 4 Doumbouya a rappelé que s’ils ont résisté aux armes du feu général Lansana Conté, qu’il ne sait pas pour quel intérêt, le président de la République, le Pr. Alpha Condé  qu’ils ont soutenu pour être à la magistrature suprême, peut leur ébranler.

«Nous sommes très nombreux dans le pays, si on m’arrête, il y a d’autres personnes qui vont continuer le combat. Ce ne sont pas les intimidations ou les menaces d’arrestation qui peuvent nous faire dérouter de notre combat. Il va falloir que le président de la République accepte qu’on lave le linge sale en famille. C’est cela la solution mais ce ne sont pas les menaces qui peuvent nous faire reculer», a-t-il insisté.

Interrogé sur le cas de Fatoumata Doumbouya alias Fatou Bangoura, M. Doumbouya dit à qui veut entendre qu’il n’a diffamé personne dans les médias. «La présidence de la République est une institution pour nous. Nous n’avons fait que réclamer notre droit. Depuis le 3 septembre 2020, nous avons mis en place cette structure (collectif des frustrés du RPG, NDLR), nous avons épuisé tous les recours possibles au sein du parti. C’est pourquoi nous avons décidé de sortir devant le public pour nous faire entendre», a-t-il fait comprendre.

Joint au téléphone, le porte-parole de la police nationale, le contrôleur général Boubacar Kassé dit ne pas être courant de la nouvelle.  »Je suis dans mon bureau (18h), je ne suis pas informé », a t il répondu.

 

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