Le ministre du Commerce dit ignorer le nombre d’eaux minérales produites en Guinée

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La problématique d’accès à l’eau potable se pose avec acuité en Guinée qualifiée pourtant de château d’eau d’Afrique de l’Ouest. Une malheureuse situation qui fait que le Guinéen moyen fait recours aux eaux minérales, entrainant ainsi la floraison des sociétés de production de ces sachets qui foisonnent le marché guinéen.

Et le ministre en charge du Commerce en est conscient mieux que quiconque. Boubacar Barry l’a fait savoir à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée ce vendredi 3 janvier 2020, à Conakry.

Réagissant à une question, le conférencier s’est montré incapable de dénombrer la multitude de variétés d’eaux minérales actuellement commercialisées sur le marché guinéen.

« (…). Il y a des défaillances. Et le Contrôle qualité suit. Mais, il n’est pas aussi performant que cela. Aujourd’hui, pour pouvoir normalement utiliser ou exploiter un forage, il faudrait prévoir les autorisations adéquates auprès des services spécialisés dans le domaine. Mais cette disposition n’est pas respectée. L’autre problème, c’est que nous sommes victimes du non-respect des lois de nous-mêmes. Tout le monde fait des forages, chacun fait ce qu’il veut,  même si la réglementation est là, personne ne la respecte. Je suis ministre du Commerce, mais je ne peux pas vous dire combien de variétés d’eaux il y a sur le territoire national. Ce qui est extrêmement grave », a regretté l’architecte Boubacar Barry.

Alors ministre de l’Industrie et des PME, le conférencier dit avoir répertorié près de 340 variétés d’eaux rien que dans la préfecture de Siguiri, contre 250 unités de production à Kankan. « Sur  Conakry,  je n’en sais absolument rien », a-t-il confié.