Le président de la Croix-Rouge guinéenne tire la sonnette d’alarme : « nous sommes en insécurité… »

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Le président de la Croix Rouge guinéenne n’a pas voulu l’affirmer, mais cela à tout l’air d’être une suspension des activités de la Croix rouge au lendemain de l’attaque contre le siège de l’association d’aide humanitaire à Kobayah, dans la commune de Ratoma. « On ne suspend pas les activités, mais on cherche à analyser ce qu’on peut faire…La réalité c’est que nous sommes en insécurité », a indiqué le président de la Croix-Rouge guinéenne Youssouf Traoré.

Dans un communiqué dont Guinéenews a reçu copie, la Croix-Rouge avait déjà indiqué qu’en fin de matinée de ce mercredi 21 octobre, « des individus se sont introduits de force dans l’enceinte du siège de la Croix-Rouge Guinéenne (CRG) à Conakry. »

Selon le communiqué, ces individus s’en sont pris violemment aux véhicules de l’organisation humanitaire. « Deux véhicules tout-terrain ont été incendiés, sept caillassés, plusieurs motos ont été brûlées et d’autres emportées. Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer », énumère la Croix-Rouge. Une attaque déplorée par le mouvement international de la Croix-Rouge présentes en Guinée (notamment le Comité international de la Croix-Rouge, la Croix-Rouge Française et La Fédération Internationale FICR).

« Cette attaque intervient à un moment où les services d’urgence de la CRG seraient particulièrement nécessaires, dans un contexte post-électoral tendu et violent », souligne le communiqué.

Youssouf Traoré veut se saisir de cette attaque pour échanger avec les partis politiques afin qu’ils sensibilisent leurs militants sur la cause de la Croix-Rouge. « Nous, nous sommes là pour secourir les blessés. Mais sur le terrain, beaucoup des jeunes manifestants coopèrent difficilement avec nos équipes. Il y a une méconnaissance de la Croix-Rouge », explique Youssouf Traoré qui estime qu’il y a un vrai besoin de communication sur la Croix-Rouge.