Le verdict du procès de la journaliste Moussa Yéro Bah d’Espace attendu le 3 janvier

décembre 27, 2018 3:20

Les plaidoiries du procès de la journaliste Moussa Yéro Bah ont député ce jeudi 27 décembre au TPI (Tribunal de Première Instance) de Dixinn, a-t-on constaté sur place.

Dans la salle d’audience, un des avocats de la partie civile, Me Antoine Pépé Lamah a déclaré que le conseil du journaliste Moussa Yéro Bah a été incapable de produire les preuves en se contentant de dire que sa cliente est « journaliste professionnelle » et « activiste des droits de la femme et de l’enfant ».

Me Pépé Lamah a demandé au TPI de retenir notre conseour dans les liens de culpabilité pour diffamation par voie presse. Il a demandé sa condamnation au paiement d’un montant de 500 millions de GNF. Me. Pépé Lamah a demandé au TPI d’ordonner la publication de cette décision dans dix journaux de grandes renommées au frais de la journaliste.

C’est une décision que partage le procureur de la République qui a revu cette amande à la baisse de 5 millions à 2 millions de francs guinéens. Il a estimé que Moussa Yéro Bah s’est laissée emporter par la passion qui lui a conduit dans les erreurs.

Pour la défense, Me Emmanuel Damba  a indiqué que les propos tenus par sa cliente Moussa Yéro Bah n’a rien à avoir avec la diffamation.  Sauf que, a-t-il dit, le présumé violeur de Diaraye Baldé, Mamadou Oury Baldé (son oncle) s’est identifié dedans. Alors que, a-t-il estimé qu’elle n’a pas le seul oncle. Dans les propos tenus par Moussa Yéro Bah, a fait savoir l’avocat Damba, le sieur Mamadou Oury Baldé n’a nullement son nom.

S’exprimant sur l’amande sollicitée par la partie civile, Me. Emmanuel Damba a déploré que cette barre ne soit pas le lieu pour s’enrichir. Par contre, en plaidant non coupable, il a demandé au TPI de condamné M. Mamadou Oury Baldé à une amande d’un milliard de francs guinéens. Pour les préjudices causés à sa cliente, il a laissé tribunal d’apprécier.

Dans la même logique, Me Salifou Béavogui a affirmé que ce procès est une honte. « C’est une manière de museler la presse », a-t-il dénoncé. Toutefois, il a fait comprendre que c’est une victoire pour les hommes de média. Me Béa a déploré le fait que le principal accusé n’ait pas comparu pour la manifestation de la vérité. Dans une pièce versée au dossier, Me. Béa a révélé que la fille Diaraye Baldé a reconnu qu’elle a entretenu des relations sexuelles avec son oncle Mamadou Oury Baldé.

Plus loin, Me Salifou Béavogui dit ne pas comprendre le refus du tribunal de faire comparaître l’oncle de Diaraye Mamadou Oury Baldé.