EDG évoque les raisons du délestage dans la desserte du courant électrique à Conakry

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Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla a rencontré les travailleurs de l’Electricité de Guinée (EDG) et les fournisseurs privés du courant électrique ce lundi 18 février 2019, à Conakry. L’objectif était de s’assurer des véritables problèmes à la base du délestage du  courant électrique avant de faire des propositions en vue d’une meilleure desserte de cette denrée qui prend de plus en plus congé des lampes électriques à Conakry.

Interpellé par Guinéenews.org sur la question justement de ces coupures intempestives, l’administrateur général de l’EDG a tenté de recadrer que les coupures intempestives sont des coupures liées à des défauts, des incidents sur les réseaux. Et qu’actuellement, ce sont des coupures qui sont programmées pour, dit-il, adapter la capacité de production du parc productible compte tenu de la période d’étiage par rapport à la demande qui était de l’ordre d’à peu près 365 mégawatts.

« C’est un problème de délestage que nous sommes dans l’obligation d’établir. Ensuite, nous informons l’ensemble des personnes concernées pour adapter la capacité de production », a clarifié Abdenbi Attou, qui justifie ces délestages par une période d’étiage.

« Nous avons un niveau de barrage qui devient plus en plus bas. On doit gérer le réservoir d’eau disponible et aussi gérer le couple hydroélectrique Garafiri et Kaléta. Ce qui fait que la production maximale dont nous pouvons disposer en cette période d’étiage est de 75 mégawatts à Kaléta pendant la phase de pointe », a-t-il confié.

« Nous avons aussi un incident ponctuel, c’est la phase structurelle liée à l’étiage. Mais aussi il y a l’arrêt de la centrale GDE, cette centrale de 36 mégawatts. Nous avons discuté pour voir les dispositions pour approvisionner la centrale en carburant avec les conditions de démarrage sur le réseau », a ajouté l’administrateur général de l’EDG.

A cela, s’ajoutent d’autres groupes qui sont indisponibles. Une situation causée notamment par le retard dans la réhabilitation de la centrale de Kaloum 3 avec deux groupes non disponibles autour de 18 mégawatts.