Législatives : droit dans ses bottes, le président de la CENI confirme la tenue du scrutin le 16 février

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Il faut plus que les menaces des opposants et la suspension des activités des commissaires issus de leur rang à la CENI pour empêcher la tenue des législatives le 16 février prochain. C’est ce que nous retenons de la conférence de presse animée cet après-midi par l’institution en charge des élections politiques à son siège à Conakry.

Que ce soit dans le discours introductif ou dans la partie questions-réponses, le présent de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et ses collègues présents face à la presse sont droits dans leurs bottes. « Nous tiendrons les élections avec ou sans eux », martèle le président de l’institution qui apporte tout de même un bémol : « … sauf phénomène extérieur à la CECI… »

Pour expliquer sa détermination pour la tenue de ce scrutin malgré la controverse qui s’annonce, Me Amadou Salif Kébé s’arc-boute d’abord sur la loi qui lui confère les prérogatives d’organiser cette élection. Et à ce titre, il dit avoir engagé d’énormes sommes d’argents en tant qu’ordonnateur à la CENI.

A propos des accusations de partialité dont il fait l’objet, le conférencier ne semble pas s’en préoccuper outre mesure. Répondant tout de même que la gestion cavalière ne lui ressemble pas. Puis de préciser : « la démarche unilatérale n’est pas possible à la CENI qui serait plus compliquée à gérer que n’importe quel département ministériel en Guinée.’’

Sur le fichier électoral, c’est sa collègue directrice dudit département qui a répondu aux questions des journalistes. Djénabou Touré informe à l’occasion de l’acquisition par la CENI du logiciel de détection faciale depuis deux jours. Elle est, en outre, revenu sur le travail qui serait en cours par rapport au traitement du fichier.

Dans ces explications, exemple à l’appui, Djénabou Touré corrobore les propos du président de la CENI quant à la qualité du travail fait pour l’épuration du fichier…

Nous y reviendrons !