Législatives : réagissant aux résultats définitifs, Mamadou Sylla s’assume déjà en chef de file de l’opposition

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«…Nous sommes aujourd’hui la deuxième force politique du pays ce qui nous donne la place du chef de file de l’opposition»

Juste après la confirmation ce mercredi 15 avril par la Cour Constitutionnelle des résultats provisoires des élections législatives publiés le 1er avril par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), votre quotidien Guinéenews a joint aussitôt au téléphone le président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG) pour recueillir sa réaction.

 Au micro de Guinéenews, le leader de l’UDG a déclaré qu’en matière d’élections, une fois que la Cour Constitutionnelle statue sur les résultats publiés par la CENI, sa décision est imprescriptible.

« Nous ne pouvons que pendre acte de la décision de la Cour Constitutionnelle. Nous avons pensé que c’est une peine perdue en introduisant un recours à la Cour Constitutionnelle. Nous n’avons pas voulu perdre le temps inutilement. Il faut rappeler que les élections se sont déroulées dans une extrême violence qu’on peut assimiler à un Etat en situation de guerre. Je n’ai jamais vu qu’on puisse prendre des urnes avant le dépouillement. Certaines urnes ont été retrouvées dans les communes et d’autres dans les unités de police ou de gendarmerie dans des conditions n’obéissant en aucune procédure. Cela veut dire que nos militants n’ont pas pu accéder aux centres de centralisation des voix. Nous n’avons pas eu de Procès-Verbaux afin d’introduire des requêtes à la Cours Constitutionnelle. En matière de justice, il faut avoir des preuves pour porter plainte. Et ces preuves sont des PV sortis des urnes. C’est pour cette raison que nous avons estimé que porter plainte, c’est une peine perdue d’avance. Aujourd’hui, nous avons plusieurs partis politiques avec nous pour former un groupe parlementaire. Il s’agit du parti de Siaka Barry qui est devenu la troisième force politique du pays avec trois députés. Il y a aussi Mamadou Badicko Bah et Mme Yansané (…).  En résumé, il s’agit de personnes sérieuses connues au sein de l’opposition guinéenne.  Nous sommes aujourd’hui la deuxième force politique du pays ce qui nous donne la place du chef de file de l’opposition», a-t-il expliqué au bout du fil.