Lélouma :  des jeunes bénévoles se lancent dans  la restauration des lampadaires solaires

0
1340

Ce n’est un secret pour personne que les lampadaires solaires qui s’allument aujourd’hui à Lélouma se comptent sur le bout des doigts. Pourtant, l’installation de ces lampadaires solaires destinés à l’éclairage public avait été accueillie au centre urbain de Lélouma par un ouf de soulagement. Car, il n y a pas de courant électrique dans la localité depuis 2004.

Mais aujourd’hui, ces lampadaires solaires sont aussi éteints faute d’entretien. Pour remédier à ce problème, des jeunes natifs de la zone se donnent la main et se lancent dans le diagnostic, voire la restauration de ces lampes solaires si possible malgré leurs faibles moyens.

Mamoudou Diallo est l’un des initiateurs du projet. Il explique les raisons qui les ont poussés à démarrer ce projet.

« Nous sommes partis du constat que les lampadaires solaires au niveau du centre-ville de Lélouma sont pour la plupart éteints. Aujourd’hui, seulement quelques-uns de ces lampadaires s’allument. Il n’y a pas d’entretien. Du coup, la ville a renoué avec l’obscurité. Et c’est ce qui encourage le banditisme. C’est pourquoi comme nous évoluons au sein d’une association des jeunes, on a jugé nécessaire de faire des démarches auprès des autorités locales pour voir comment effectuer dans un premier temps des diagnostics de ces lampadaires qui ne marchent pas, afin de connaître le problème et voir éventuellement comment apporter une solution pour qu’on redore le blason de la ville qui y va dans le sens de la sécurité aussi des personnes et de leurs biens », martèle-t-il dès l’entame.

Interpellé par rapport à la question liée aux moyens que ces jeunes possèdent et l’appui qu’ils ont pour atteindre leurs objectifs, Mamoudou Diallo est, on ne peut plus clair : « Ce n’est pas parce-que nous avons des gros moyens. Mais vu cette situation qui prévaut par rapport à l’extinction de ces lampadaires, on a jugé nécessaire d’entamer ces travaux par nos faibles moyens. Tout d’abord, nous avons effectué des démarches auprès de la mairie de la commune urbaine pour avoir l’autorisation d’effectuer ce travail.

D’ailleurs, nous sommes avec le premier vice -maire sur le terrain. Et comme vous le savez, ces lampadaires solaires mesurent près d’une douzaine de mètres de hauteur. Pour y monter, il faut une grue. Et comme nous n’avons pas de grue, on a contacté un de nos parents qui a mis à notre disposition un échafaudage avec lequel on se débrouille pour monter sur les lampadaires »,  souligne-t-il

Avant de poursuivre : « pour ce qui est de la main d’œuvre, tout d’abord, le technicien qui avait été formé pour l’entretien de ces lampadaires, a mis son expertise à notre disposition et de façon gratuite. Mais seulement, nous avons parfois des soucis pour déplacer les échafaudages. Le plus souvent on a remarqué que ce sont les batteries de ces lampadaires qui sont usées. Parfois aussi ce sont quelques petits problèmes techniques pas tellement difficiles à régler. En tous les cas, nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout pour que Lélouma retrouve son éclairage public », promet Mamoudou Diallo.

Pour y parvenir, Mamoudou Diallo, a au nom de ces jeunes a lancé un appel pressant aux autorités à tous les niveaux, aux populations de Lélouma d’ici et d’ailleurs et aux personnes de bonne volonté de leur venir en aide pour la restauration de ces lampadaires solaires pour le bien de chacun et de tous.