Lélouma-Hérico : le bloc administratif dans un état piteux, le sous-préfet tire la sonnette d’alarme

septembre 6, 2018 11:44
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Les locaux qu’abrite le bureau du sous-préfet de Hérico, localité située à près d’une cinquantaine de kilomètres du centre-ville de Lélouma, se trouvent dans un état de délabrement absolu de nos jours. Des tôles perforées laissant suinter l’eau sur le plafond et formant des taches sombres et des moisissures. Des flacs d’eau ça et là sur le sol. Les mures fissurés sont dépeints. Des portes et fenêtres en bois sans aucune sécurité. La cour est envahie par des boues ; tel est le visage que présente le bloc administrative dans cette localité.

Face à cette situation, le sous-préfet tire sur la sonnette d’alarme et alerte. « Tout d’abord, il faut signaler que la résidence et les bureaux de la sous-préfecture sont des bâtiments qui datent de la révolution. Depuis lors, ces bâtiments n’ont eu aucun entretien. Les sous-préfets et les maires de la commune rurale qui se sont succédé n’ont pas fait de cela une priorité. Cependant, et les bureaux de la sous-préfecture, et la résidence du sous-préfet sont des miroirs de Hérico. Ces deux édifices devaient en principe passer avant tout », explique Ibrahima Sory Souaré le sous-préfet avant de revenir sur l’état actuel de ces deux bâtiments administratifs.

« Les bureaux de la sous-préfecture ainsi que ma résidence sont dans un état de délabrement poussé. Je ne peux pas dire état de dégradation poussée car « les bâtiments coulent ». Ces bâtiments datent de la première République et donc ne répondent plus aux normes. Moi, à l’intérieur de mon bureau ça suinte. On ne peut plus dire que les murs sont « lézardés ». Les murs sont complètements « lézardés » et fissurés. C’est un nid de chauve-souris. Les portes et fenêtres sont en bois. Le décor n’est pas du tout reluisant », déplore le sous-préfet.

Et sur cette même logique, Ibrahima Sory Souaré appelle à l’aide pour redorer le blason de ces édifices publics qui, selon toujours lui, sont des vitrines et incarnent l’autorité sous-préfectorale.

Pour nombreux observateurs, cette triste réalité se constate un peu partout à travers le pays. Et cela prouve à suffisance le manque d’implication sérieuse des autorités en place dans la restauration des bâtiments administratifs.

Abdourahamane Barry, de retour de Hérico pour Guinéenews©