Lélouma: le CAAF confronté à un manque criard d’équipements

mars 14, 2018 2:19
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Rouvert en 2016 après plusieurs années de diète, en plus de la vétusté de ses locaux, le service en charge de l’autonomisation et de la promotion des femmes peine à jouer pleinement son rôle de vecteur de développement de ces dernières. Il est confronté à un problème d’équipements. Ledit centre n’a ni eau, ni électricité et manque de toilettes.

«Depuis la réouverture du CAAF en 2016 ici à Lélouma, nous nous efforçons tant bien que mal pour offrir le meilleur de nous même aux différentes sections que nous avons. Nous avons une dizaine  de sections dont entre autres : la saponification, la teinture, la couture, l’alphabétisation, la coiffure…. mais on a du mal à les faire fonctionner toutes par faute de moyen. Au début, on avait 80 apprenants mais aujourd’hui, bon nombre d’entre elles ont délaissé. Actuellement, ce sont les sections de l’alphabétisation, de la couture, du tricotage à la main, de la saponification et la broderie qui sont fonctionnelles », a expliqué la présidente du CAAF, Fatimatou Lélouma Diallo.

A la question de savoir pourquoi les autres sections ne sont pas opération, à la présidente de répondre : « nous sommes confrontées à un problème d’équipements et de moyens. Tout d’abord, la plus part de nos machines à coudre sont en panne. En plus, nous manquons d’un budget de fonctionnement. A part cela, notre bâtiment est vétuste, nous n’avons ni point d’eau ni latrines. On n’a pas de groupe électrogène et nos 2 monitrices et le gardien ne sont pas pris en charge. Nous évoluons avec nos maigres moyens.»

A en croire toujours Fatimatou Lélouma Diallo, malgré la sensibilisation et les démarches allant dans le sens de l’autonomisation des femmes, ces dernières restent réticentes et ne fréquentent pas le centre comme elle l’aurait voulu.

A l’occasion de la célébration en différée du 8 mars, journée internationale de la femme, la directrice préfectoral de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance a mis son temps à profit pour demander plus d’appuis au profit  des femmes surtout en milieu rural.

« Lélouma compte plus de 100 groupements et associations de femmes qui mènent des activités génératrices de revenus comme le maraîchage, la saponification, la couture ou la teinture. Ces associations contribuent certes à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Mais l’insuffisance de financements et des intrants font que les résultats attendus sont loin d’être atteints. Le monde rural est plein de femmes déscolarisées, elles méritent d’être formées pour pouvoir lire et écrire. C’est à ce prix qu’elles sauront mesurer l’importance de leur association. Elles ont donc besoin de financement indispensable à leur développement », lance Mariama Kouyaté.