Lélouma : le sous-préfet de Hérico n’a pas de bureau

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Le cadre et les conditions de travail dans certains centres administratifs territoriaux de l’intérieur du pays laissent à désirer. Ainsi à Herico, localité située à près de soixante kilomètres du centre-ville sur la nationale Lélouma-Telémélé, les bâtiments administratifs ne sont pas dignes d’un symbole de l’État, a-t-on constaté sur place.

Tout comme le bloc administratif, la résidence du sous-préfet affiche aussi un aspect non reluisant.

Ces bâtiments construits vers les années 60 sont aujourd’hui délabrés. Ainsi des tôles rouillées et perforées laissent suinter l’eau pendant la saison des pluies. Des plafonds troués et tachés s’affaissent çà et là. Des portes et fenêtres en bois cèdent sous des mûrs fissurés.

Des documents épars, jonchant le sol, font aussi partie de ce décor, pas du tout reluisant. Avec des fauteuils datant de près de vingt-cinq ans. Tel est le visage que présente aujourd’hui ces deux édifices administratifs de cette localité.

« Eh ! Dieu merci que nous sommes en saison sèche. Ça nous évite d’être trempés. L’eau suinte pendant la saison des pluies. Durant le mois d’août, nous sommes obligés d’utiliser des seaux à l’intérieur du bâtiment pour éviter d’être submergés. Même situation au niveau de la résidence. On s’est beaucoup plaint à l’État et à nos ressortissants pour nous aider à rénover ou entretenir ces bâtiments, mais hélas », déplore Ibrahima Sory Souaré.

Si l’état des bâtiments laisse à désirer, il en est de même pour le matériel à l’intérieur.
« Les portes et les fenêtres sont en bois et ont près de trente ans. Les fauteuils ont plus de vingt-cinq ans. Au niveau des archives, on ne garde plus les documents sous peine que les cancrelats ne les dévorent. En fait, le sous-préfet n’a pas de bureau. Les murs sont fissurés. Laissez-moi vous dire que ces bâtiments sont construits depuis 1960. Ce sont des vieux bâtiments », explique le sous-préfet avant d’interpeller les ressortissants et les autorités sur la nécessité de rénover ces bâtiments qui sont le miroir de Herico.

« Une fois encore, je demande aux ressortissants et à l’autorité de nous venir en aide pour changer le visage de ces établissements qui abritent les représentants du pouvoir central dans cette localité », sollicite Ibrahima Sort Souaré.

Faut-il rappeler aussi que la sous – préfecture de Herico est l’une des plus importantes des communes rurales de Lélouma de par sa densité, mais l’administration se trouve dans un état effarant.