Lélouma : pas de viande, bonne affaire pour les vendeurs de poisson et du poulet

juin 14, 2018 10:12
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A seulement quelques heures de la fête de Ramadan communément appelé l’Aïd El Fitr, il est quasiment impossible de trouver un morceau de viande à la boucherie du marché central de Petel. Portes et fenêtres étaient cadenassées –  11 heures TU- et les bouchers brillaient par leur absence. Du coup, nombreux sont leurs clients qui sont obligés de se tourner vers les vendeuses de poisson ou de poulet, a constaté sur place la rédaction locale de Guinéenews.

 «Je voulais quelques kilogrammes de viande pour la famille à l’occasion de la fête. Parce qu’on tire vers la fin du Ramadan… C’est pourquoi j’étais venu chercher de la viande, mais à ma grande surprise, je remarque que la boucherie est fermée. C’est vraiment désolant », déplore Amadou Telly Diallo.

 Renchérissant, une autre femme, rencontrée sur les lieux, ne cache pas sa désolation et pense que les bouchers devaient avertir qu’il n’y aurait pas de viande aujourd’hui.

« Je suis mère de famille et j’étais là dans l’espoir de trouver de la viande pour le repas de la fête. Mais, je ne vois personne ici. Les bouchers devaient plutôt informer les citoyens de la situation. Malheureusement, ils ne l’ont pas fait. Maintenant, je vais aller chercher, soit des poissons, soit du poulet », se confie-t-elle.

Comme on le dit souvent, le malheur des uns, fait le bonheur des autres. Les vendeuses de poissons et de poulet, eux, sont aux anges.

«Tout d’abord, nous avons eu une très bonne qualité de poissons aujourd’hui. De gros poissons. Un ou deux poissons pèsent un kilo ou même au-delà. Les bouchers n’ont pas abattu aujourd’hui. Il n’y a pas de viande. C’est vraiment notre tour aujourd’hui. Les clients viennent vraiment », s’est réjouit Fanta Sanoh, vendeuse de poisson. Sur la même lancée, Hadja Ramatoulaye déclare : «nous vendons du poisson frais et du poulet. Nous nous réjouissons vraiment du déroulement de la journée jusque-là. Les clients sont en train de venir s’approvisionner surtout en poisson et ensuite en poulet. Tout se passe pour le moment bien. Je pense que cette affluence est du au manque de viande au niveau de la boucherie ».

Faut-il rappeler qu’un kilo de poisson se négocie à 25 000 GNF.

S’agissant des raisons de la fermeture de la boucherie, il faut souligner que toutes nos tentatives d’avoir une explication auprès des bouchers, sont restées vaines.