Les 20 mille logements sociaux à Kobayah correspondent-ils aux normes sociales guinéennes ?

mai 2, 2018 10:36
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Ces logements sociaux sont faits pour accueillir 6, 8 ou 10 personnes ? Cette question est importante. Il est très rare de voir un couple qui n’a qu’un garçon et une fille qui doivent rester éternellement dans une chambre. Rien n’est dit sur la maquette et sur le plan de ces logements sociaux, et s’ils sont en série, en masse ou alternés, le nombre de compartiments qu’ils comportent n’est pas connu.

On a entendu seulement que ce sont des logements de 30 mille dollars sans connaître les spécificités, que ce soit au rez-de-chaussée ou au cinquième étage, et à moins que les 30 mille dollars ne soient que le prix d’un logement pour couple nullipare ou homo, c’est-à-dire pour deux personnes, qui ne comporte que deux chambres, un minuscule salon, deux toilettes, une cuisine et un petit débarras.

Des zones d’ombre sont nombreuses. Pour avoir passé une grande partie de tems dans un camp, des inconvénients sont nombreux quand on demande à une famille nombreuse de se formater en se conformant à une réalité qui n’est pas la sienne. A la cité douane ou police, des familles de 20 personnes n’avaient que deux chambres, un magasin de 1m50 de large sur 3,50 de long transformé en cagibi pour les garçons et un salon. Les filles dormaient en vrac avec les femmes, qui peuvent être souvent deux ou trois. Les étrangers ou visiteurs venant des villages dorment par terre, dans le salon. Les nuits chaudes, à cause des vapeurs et des odeurs de transpiration, tout le monde dort dehors. C’est ainsi que l’agression du 22 novembre 70 n’a pas surpris grand monde. On connait des gens qui dormaient dans un Land-rover, quand l’atmosphère était trop lourde à l’intérieur…

Il faudrait que les normes de construction correspondent aux normes sociales. Hormis cela, y a-t-il des espaces de jeu, combien de terrains de foot, de cours de tennis, de basket, de pistes d’athlétisme, de marchés, de commissariats de police … puisque l’espace semble être suffisamment étendu pour ne pas faire comme les Conakrykas imprévoyants et cupides ?

Autre chose, sur ce marécage où la nappe souterraine est à fleur de la surface, comment gérer les eaux usées sans polluer le bord de mer qui renvoie tout vers les côtes ? Les particuliers qui ont occupé certaines parcelles de la même zone disent que les fosses septiques se remplissent d’eau d’elles-mêmes.

En un mot, tout n’a pas été dit au sujet de ces 20 mille logements sociaux. Vont-ils suffire pour loger des Sans-abris ?