Les FDS chez Abdouramane Sano : le coordinateur du FNDC parle de tentative d’intimidation et appelle à la mobilisation

0
467
Abdourahmane Sano, coordinateur national du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). YBS/Guinéenews.

Pendant que le front national pour la défense de la constitution annonce des manifestations contre le troisième mandat à partir de demain lundi octobre, le coordinateur dudit front vient de recevoir la visite des forces de l’ordre. C’est un proche d’Abdourahmane Sano qui l’a annoncé à Guineenews©.

Selon notre source, une douzaine de pick-up avec des policiers et gendarmes à bord ont fait une descente musclée au domicile du leader FNDC d’où il serait reparti après une fouille systématique et des excuses présentées à M. Sano.

L’information a été confirmée par Abdouramane Sano en personne. Joint au téléphone par Guineenews©, le coordinateur du FNDC parle « une descente importante des agents à son domicile », sans savoir comment ils se sont retrouvés à l’intérieur de la concession.

A propos du motif de cette irruption des forces forces de l’ordre à son domicile, M. Sano confie que ses visiteurs qui ont fouillé toutes les pièces de la maison « cherchaient des armes ». Ils ont demandé aussi si Sekou Koundouno et Ibrahima Diallo,  responsables de planification et des opérations du FNDC n’y étaient pas.

A la question de savoir comment ces agents se sont retrouvés à l’intérieur de sa concession, il a répondu que tout porte à  croire qu’ils s’y sont introduits par effraction sans mandat. Des échanges entre M. Sano et des membres de sa famille, qu’on a entendus au téléphone, ont permis à se dernier de conclure que « ses visiteurs encombrants » ont « escaladé le portail de sa cour ».

Une tentative d’intimidation selon Abdouramane  Sano, mais qui ne semble pas avoir eu l’effet escompté. En tout cas, il appelle les membres du FNDC et « à rester serein et à se concentrer sur la mobilisation à la faveur des manifestations » prévues à partir de demain lundi.

Du côté de la police, le directeur adjoint de la communication, l’adjudant Mory Kaba, que nous avons joint au téléphone dit ne pas être informé d’une opération. Pendant ce temps, le porte-parole de la gendarmerie, comme souvent, reste injoignable au téléphone.