Les mangues, vecteurs de la flambée de dysenterie à Faranah : les précisions d’un agent de la nutrition

juin 16, 2018 3:53
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Depuis le mois d’avril, la période des mangues a commencé à Faranah. Pour les ménages démunis, ces moments constituent un ouf de soulagement. Dès lors que  les mangues deviennent des palliatifs des repas à base de riz. C’est la raison pour laquelle, cette période des mangues est ironiquement appelée à Faranah, ‘’tant pis pour les mauvais tuteurs’’.

Mais depuis le début de ce mois de juin, ces mangues qui allègent l’énorme poids du panier, commencent à se  raréfier de plus en plus dans la région. Et c’est au même moment, on assiste à une flambée des cas de dysenterie amibienne qui s’accompagnent généralement de fièvre, de rhume et de maux de tête. Pour de nombreux chefs de ménages, les mangues représentent le principal vecteur de ces maladies.

Une hypothèse que réfute un agent des services de nutrition à l’hôpital régional de Faranah. «La mangue en tant que fruit, ne provoque pas de maladie. Mais, c’est le niveau d’hygiène qui crée un problème de santé public. Si la mangue est bien mure et propre, elle ne provoque aucune maladie. Ce sont les mangues pourries et souillées qui sont vecteurs des maladies. A cela, s’ajoute la mauvaise conservation des aliments. Parce que très souvent, la plupart de nos aliments sont vendus sans assez de protection e termes de couverture), a-t-il confié avant de préciser que la mangue, au-delà d’être un fruit sucré, regorge d’importantes valeurs nutritives.

«De ses bienfaits nutritifs à ses vertus cosmétiques sans oublier ses propriétés médicinales, la mangue est une provitamine qui contient des vitamines A, E, B et C ; du potassium, du calcium, du phosphore… », a-t-il ajouté.