Les mises en garde de Bantama Sow contre un acteur de la Société civile

juillet 22, 2018 11:53
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Le gouvernement ne semble pas être disposé à faire revenir le prix des produits pétroliers à la pompe à l’initiale. Alors que Syndicat et Forces sociales sont en ordre de bataille pour le faire fléchir en ramenant ce prix à 8000 GNF en lieu et place de 10.000 GNF actuellement en vigueur.

Au même moment où ce bras de fer est engagé entre les parties, certains acteurs de la Société civile lorgnent les pouvoirs publics en vue de se faire des places juteuses au sein des instances de prise de décision ou d’autres régies financières du pays. C’est du moins la révélation faite par le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique à la faveur de l’assemblée générale du RPG arc-en-ciel ce samedi 21 juillet 2018.

D’entrée, Sanoussy Bantama Sow s’est attaqué aux membres des Forces sociales qu’il a qualifiés de politiciens déguisés en acteurs de la Société civile pour conduire les manifestations.

« Aujourd’hui, ce sont d’autres personnes, des politiciens déguisés en syndicalistes, des politiciens déguisés en défenseurs de la société civile qui disent qu’ils se battent pour le peuple. Non ! Qu’ils cessent d’utiliser le peuple ! Ils se battent pour eux, parce que tous veulent être directeurs ou ministres. Tous », fait remarquer Bantama Sow.

« D’ailleurs, poursuit-il, il y a des anciens ministres qui ont échoué là où on les a mis. Des jeunes de la Société civile qu’on connait. Mais s’ils n’arrêtent pas, j’ai mon téléphone. J’ai des SMS. Je le dis ici, nous allons sortir les SMS et dire leurs noms. Des gens qui nous ont écrit pour qu’on les nomme à des postes. Juste une petite parenthèse, – peut-être l’intéressé va comprendre, qui m’a demandé de l’aider pour qu’il soit nommé directeur général de l’OGP. Il est dans la Société civile. Il fait croire qu’il se bat pour le peuple. Je lui demande d’arrêter », a lancé le ministre Sow en guise d’avertissement sans citer nommément la personne, avant de réitérer son soutien au Premier ministre Kassory Fofana qui jure que son gouvernement ne va pas laisser le pays dans les mains des bandits.