Les services spéciaux présentent le yaourt « fabriqué » dans un manque d’hygiène total à Conakry

mai 8, 2018 10:09
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Dans le cadre de sa mission permanente, le Secrétariat général à la Présidence chargé des Services spéciaux, de la lutte contre la drogue, le crime organisé et les délits économiques et financiers, à travers ses services, vient encore de démanteler un réseau de « réfractaires » ayant établi des industries mécanisées ou artisanales dans les quartiers de Conakry.

Les produits saisis ont été présentés à la presse ce mardi 8 mai 2018. Une autre opération que le colonel Moussa Tiégboro cite dans le sillage de la criminalité organisée. Sur les circonstances de sa réussite, l’officier gendarme indique qu’il a été informé par ses services d’infiltration de l’existence d’une unité de fabrique clandestine de yaourt à Hamdallaye.

« C’est ainsi que nous avons mis une planque autour et qui a coïncidé avec la découverte d’une autre unité clandestine de fabrique d’eau », retrace le secrétaire général des Services spéciaux à la Présidence de la République.

Selon le colonel Camara, ces produits sont vendus au niveau des essenceries de la capitale, dans les établissements scolaires, des boutiques dans les quartiers et même dans certains supermarchés où leurs fabricants font croire aux  citoyens que c’est de la bonne chose, parce que c’est étiqueté.

« En plus, ils se promènent avec de faux documents certifiant prétendument qu’ils ont certificat d’analyse délivré par les services de contrôle qualité. Ce qui est archifaux ! », s’indigne-t-il.

Aux dires d’une spécialiste ayant requis l’anonymat, tout porte à croire que le lait est fabriqué est un milieu de cultures. C’est-à-dire, quand il y a un microbe dedans, ça se développe rapidement. Donc, s’il y a un microbe quel qu’il soit dans le lait, on le partage à tous ceux qui l’achètent. Ce qui peut être déjà à la base de plusieurs pathologies comme les gastro-entérites, les maladies de l’estomac et de l’intestin, mais aussi les diarrhées et les affections de typhoïde.

« Donc, vous voyez un peu la gravité de ce lait, si c’est un lait contaminé. Mais si ce n’est pas un lait contaminé, c’est tant mieux. Mais le matériel que nous avons vu ne peut pas nous empêcher de déduire déjà que le lait n’est pas contaminé. Parce que c’est du matériel sale. Et il n’y a pas aussi d’entretien », fait-elle remarquer.

A ses concitoyens, le colonel Moussa Tiégboro Camara demande de faire très attention à leur consommation. « Parce que de notre nourriture peut provenir les causes de nos maladies. Ce n’est pas le coût qui importe, mais la préservation de nos vies », lance le gendarme.