L’homme et le véhicule : une histoire de couple

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Au gré de nos lectures, nous tombons sur ce texte dont l’auteur n’est pas mentionné. Il est titré, tout court : quelques définitions (Lois humaines, lois physiques). L’intérêt qu’il revêt, de notre point de vue, est tel que nous vous le proposons en partage, convaincus que vous l’apprécierez sûrement. Goûtez-y plutôt sans attendre et bonne lecture !

«On entend par véhicule automobile, tout moyen de transport par terre, ainsi que tout matériel mobile, agricole ou industriel.

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Véhicule avec moteur : cyclomoteurs, motocyclettes, véhicules automobiles

Que signifie au juste le mot conduire ? C’est avant tout une histoire de couple. D’un côté, l’homme avec ses yeux, son cerveau, son intelligence, ses connaissances, ses réactions, sa capacité de réflexion. De l’autre, le véhicule avec sa mécanique, sa puissance, son obéissance aveugle et imbécile.

L’un sans l’autre, ils ne sont pas grand-chose. Sans conducteur, le véhicule n’est plus qu’un amas de ferraille, incapable de se mouvoir seul. L’homme sans véhicule n’est plus guère capable que de se déplacer à 7ou 8 km/ heure. Une fois associés, ils forment un couple étonnant ! L’homme c’est le cerveau, le véhicule ce sont les muscles. L’homme commande, le véhicule obéit ! Un côté, «la tête et les jambes avec un soupçon de l’aveugle et le paralytique». C’est la volonté de se mouvoir qui les rapproche. L’homme se transforme en « conducteur » en s’asseyant derrière un volant. L’auto devient automobile, dès qu’elle se met en mouvement. En entrant dans cet univers du mouvement, l’un et l’autre se soumettent à des règles spécifiques. »

Au-delà des quelques définitions portant sur des mots techniques liés aux différents types de véhicules, ce texte est un condensé descriptif du triptyque : homme, véhicule, route. Nous en faisons cas régulièrement dans nos articles. C’est autour de cet axiome que se joue toute la problématique de la circulation routière. Ici, l’auteur a amputé le volet route de la trilogie. Sans pour autant, que son texte en perde sa justesse. Il a fallu d’abord le mouvement pour penser à faire la route. L’argumentaire est exprimé dans un agencement de mots, bien rythmés, qui en rend la lecture agréable et utile. Cette notion de couple est le fondamental à prendre en compte.

Ce n’est pas pour rien que l’auteur insiste là-dessus, jouant sur la complémentarité qui doit exister entre les deux éléments que sont l’homme et le véhicule. Associés, ils permettent un mouvement, donc, une circulation. Séparés, dissociés, tout s’arrête ! D’où la conséquence qui s’impose : chacun des deux éléments, homme et véhicule, doit être bon pour qu’ils s’assemblent convenablement. Nous y intégrons le troisième qui est la route, pour compléter la trilogie. C’est sur la route que les deux premiers, vecteurs de mouvement, se déplacent.

Toutes les études systémiques menées à ce jour dans ce domaine précis, corroborent les conclusions de cet auteur inconnu. A titre illustratif, dans ses déclarations au lancement du plan d’action mondial 2011-2020, destiné aux pays membres, l’O N U a fait sienne sa réflexion qui souligne qu’ «en entrant dans cet univers du mouvement, l’un et l’autre se soumettent à des règles spécifiques».

Et dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan d’action qui prend en compte cette obligation de soumettre cet univers de mouvement à des règles spécifiques, chaque pays a été invité à initier et mettre en œuvre des dispositions règlementaires additionnelles, pour régenter au mieux, chacune de ces règles, à travers cinq piliers. L’objectif étant de les rendre plus fiables et plus à même de s’adapter les unes aux autres. Etant bien compris que c’est leur imbrication parfaite qui permet une meilleure circulation routière. Ce que nous souhaitons ardemment à notre pays.