Liens présumés au terrorisme : trois suspects dans les filets à Mamou

avril 19, 2018 2:40
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Trois suspects auraient été interpellés à Mamou, ville carrefour située au centre du pays et à 273 Km à l’Est de Conakry, pour des liens présumés au terrorisme, avant d’être transférés à Conakry.

Selon nos sources, il s’agirait de deux étudiants et de leur professeur. Les faits remonteraient en 2016, lorsque les élèves auraient acheté une puce à l’agence pour leur professeur, un étudiant qui prépare sa soutenance en mai prochain.

Curieusement, suite à une enquête, les limiers se seraient rendu compte que ce numéro aurait passé des messages à caractère terroriste. D’où l’interpellation des trois pour des fins d’enquête.

Aux dernières nouvelles, les trois suspects seraient au niveau de la direction de la police judiciaire. L’information nous a été rapportée par un proche des suspects.

Aucune réaction des autorités pour l’heure.

Cependant, ce n’est pas la première fois que les autorités annoncent l’interpellation des suspects dont le profil correspondrait à des terroristes, mais sans suite.

En janvier 2016, par exemple, un présumé terroriste (?) d’origine mauritanienne, qui se serait évadé de la prison de Nouakchott pour, dit-on, avoir participé à l’attentat de la voiture piégée ratée contre le Président Mauritanien, Ould Abdoul Aziz, aurait été interpellé à 15 Km de Boké.

Trois mois plus tard, en mars 2016, Patrice Wati, un libanais qui a un problème mental, avait été interpellé à Kindia, la ville des agrumes, pour avoir proféré des menaces graves contre la Guinée.

Le lendemain, l’administration locale, les commerces, les écoles et les restaurants fermèrent dans cette ville réputée pour son calme, à cause de la psychose créée par cette menace terroriste.

Depuis, aucun rebondissement dans ces dossiers.

Contrairement aux insinuations des autorités, des spécialistes disent que la Guinée ne serait pas une terre fertile à la propagation du terrorisme, à cause de son Islam tolérant pratiqué au pays.

 Mais la confiance n’exclut pas le contrôle, dit-on souvent.