Ligue 1: pas de reprise de la nouvelle saison tant que les arriérés des arbitres ne sont payés (Moussa Kaba)

novembre 1, 2018 4:46
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La saison sportive 2017-2018  s’est achevée sur une impasse avec une  crise financière qui a paralysé  le fonctionnement de la ligue Guinéenne de football professionnel, organisatrice des ligues 1 et 2. La démission de son président, Kerfala ‘’Person’’ Camara, ‘’KPC’’ a davantage accentué  les problèmes au sein de cette structure.

Après moult négociations sans succès, la reprise du championnat national  annoncé pour le 11 novembre prochain par le Vice-président de Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP), général Mathurin Bangoura dans ce contexte où l’institution est confrontée à une crise sans précédent depuis sa création, reste incertaine.

En tout cas cette décision a suscité des interrogations chez les  acteurs sportifs qui attendent à ce qu’on leur paie leurs arriérés de la saison passée.

Pour les arbitres, il n’est  pas question de  reprendre les activités  avant le paiement de leurs dus. Comme le martèle le  président de la commission des arbitres CA,  Moussa Bintou  Kaba.

‘’La  reprise de la nouvelle saison est conditionnée par le paiement  des  1 milliard 152 millions de francs guinéens qui représentent les 14 journées d’arriérés dont la ligue reste redevable aux arbitres ’’,  a-t-il déclaré.  Poursuivant, M. Kaba précise toutefois que la porte reste ouverte pour les négociations afin de trouver  une solution pour la reprise des compétitions nationales.

Le patron de la Commission des Arbitres (CA) ne cache pas son pessimisme quant au respect de ce programme. Car, selon lui,  le non-paiement de la deuxième tranche des subventions des clubs et le non-lieu des matchs-retour de la nationale 2 pourraient aussi causer  des problèmes. Il précise, par ailleurs, que l’Etat devrait subventionner les fédérations à travers une politique sportive  afin  d’éviter  de telle situation à l’avenir.

La balle est dans le camp de la fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) pour désamorcer  cette crise en attendant la réaction de l’Etat  pour enfin accompagner celle-ci et d’autres associations nationales.