Limogeage des cadres de l’OGP/ OGC : la palme d’or revient à Maladho Kaba

juin 8, 2018 8:13
0

Le patron de l’Office guinéen de la publicité (OGP), Paul Moussa Diawara et le DG de l’Office Guinéen des chargeurs (OGC), Sékou Camara, ont été limogés, hier soir. Aussitôt, la palme d’or a été attribuée à l’actuel premier ministre, Kassory Fofana parce que celui-ci a promis de mener une guerre sans merci contre la corruption.

Vérification faite, le locataire de la primature a, certes, une once de responsabilité. Mais le gros boulot avait été réalisé par l’équipe sortante, en la personne de Mme Maladho Kaba, ministre de l’économie et des finances nouvellement remerciée.

Selon des recoupements à des niveaux différents, Maladdho Kaba avait fait l’essentiel du boulot. Les conclusions du rapport d’audit en font d’ailleurs foi. « C’est elle qui a demandé de faire une inspection autour des activités des deux régies finanvières. Après cette inspection, commanditée par le ministère de l’économie, qui a remonté des rapports faisant état d’un manque estimé à 50 milliards GNF pour les deux régies, elle a aussitôt demandé des pièces justificatives », confie une source informée.

Ceci fait, Maladho Kaba a également adressé un courrier à la justice pour saisir l’agent judiciaire de l’État en vue de déclencher la procédure judiciaire. « Pour que cette procédure ne souffre d’ambiguïté, elle a d’abord demandé, dans un autre courrier, au président de la république, de limoger les deux cadres. La signature de Maladho Kaba le prouve. La justice a transféré les deux dossiers. L’un à la primature pour avis. L’autre à la présidence pour application », a-t-elle encore rajouté.

A son tour, l’agent judiciaire de l’État déclenche l’action publique. Et les poursuites commencent.

Selon une autre source, Kassory Fofana n’est, certes, pas l’initiateur de ces deux dossiers mais son mérite, c’est d’avoir osé recycler un dossier dormant. « Il vient à peine d’être nommé. Il fait le tour des institutions. Il a fait son conseil interministériel. Il n’a même pas pris part au conseil des ministres. Comment peut-il, en si peu de temps, ouvrir un dossier, engager une enquête, et procéder à des poursuites? Il faut rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Maladho Kaba est, certes, partie, mais elle en est l’initiatrice ».