L’initiative du président Alpha Condé dans l’élevage : Arrivée du premier cheptel à Labé.

juillet 16, 2018 3:13
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Annoncées les 23 et 24 Juin dernier à Labé par le chef de l’Etat lors du lancement des journées nationales de l’élevage au Foutah Djallon, les chèvres rousses de Maradi viennent d’être débarquées dans la cité de Karamoko Alpha. Aussitôt arrivées, ces chèvres venues du Niger voisin ont été reparties entre les trois préfectures du Foutah qui ont été retenues dans le cadre de cette initiative présidentielle visant le domaine de l’élevage a constaté sur place Guinéenews.

Les préfectures de Labé, puis Lélouma et enfin Gaoual sont les heureuses bénéficiaires. Chacune d’elles à reçu 12 chèvres et 4 Boucs. En cette phase pilote du projet, les chèvres ont été remises à des éleveurs minutieusement sélectionnés par les techniciens du ministère de l’élevage à travers des critères bien définis.

« C’est à travers l’initiative présidentielle dans le cadre de l’élevage que le président à fait venir ces animaux pour moderniser davantage notre élevage comme il l’avait dit à la journée des éleveurs. Le président Alpha Condé avait annoncé aux éleveurs Guinéens de les appuyer dans le cadre de la modernisation de leur élevage. Donc, ces chèvres sont reparties sur l’ensemble du territoire, dans les quatre régions naturelles pour voir comment elles vont s’adapter» explique El hadj Mamadou Hasmiou Bah le directeur préfectoral de l’élevage de Labé.

« La chèvre rousse de Maradi se caractérise par sa forte productivité en lait. Elle peut donner 0,6 litre de lait par jour alors que notre race N’Dama (les vaches) ne donne qu’un litre de lait par jour. Donc c’est pourquoi on l’a appelé la «vache du pauvre». Comme vous le savez, le fromage de chèvre est aussi le fromage le plus apprécié. Donc à partir du lait de cette chèvre on peut aussi augmenter le revenu de l’éleveur » poursuit le directeur préfectoral de l’élevage de Labé.

Pour les soucis d’adaptation et de cohabitation avec les races locales, tout semble avoir été mis au point pour faciliter l’opération selon El hadj Mamadou Hasmiou Bah : « nous avions déjà identifié des éleveurs avec lesquels nous avons fait un contrat et une convention. Ils vont avoir ces chèvres avec la condition qu’ils aient toute l’infrastructure nécessaire et l’alimentation nécessaire pour élever ces animaux. On a le bouc qui ne doit pas monter les races locales, les chèvres aussi qui ne doivent pas être montées par nos races locales pour que, pendant deux ans on voit leur adaptabilité par rapport au climat. Pour ce faire ils seront dans des enclos c’est-à-dire des clôtures grillagées dans lesquelles ils seront entretenus. C’est dans ces clôtures qu’on va les nourrir. Ils vont se nourrir comme se nourrissent nos animaux ici, c’est la pâture mais c’est aussi les concentrés » précise le spécialiste.

En président de séance, Sadou Keita le gouverneur de la région administrative de Labé a officiellement remis  les chèvres aux bénéficiaires tout en les invitant à en faire bon usage : « très bientôt avec l’introduction de cette nouvelle race de chèvres, le secteur pastoral va être réellement modernisé. Ce qui donc va fournir beaucoup de protéine et beaucoup de lait à consommer. Aux bénéficiaires je souhaite vraiment à ce que vous ne prenez pas cette initiative à la légère ; qu’elle soit vraiment une initiative promue par nous tous pour le développement de Labé » souhaite-t-il.

Diakité Mamadou l’un des bénéficiaires du projet présidentiel à Labé semble être dans l’esprit de l’opération: « ces chèvres sont venu en réponses aux doléances que nous éleveurs avons fait parvenir au chef de l’Etat. Donc des bénéficiaires ont été choisis pour abriter ce premier lot. C’est des lots qui doivent être expérimentés et à la longue vulgariser pour permettre à chacun d’avoir cette race. A la longue, les races locale ne vont pas disparaître mais seront beaucoup réduite au profit de cette nouvelle race » soutient-il.

Dans les prochains jours, les autres animaux à savoir les vaches et les volailles importées seront réceptionnés à Labé à en croire les techniciens du ministère de l’élevage.

A suivre !