Linsan Saran/Lélouma : une localité qui souffre d’un manque criard d’infrastructures

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« Si nous avons ici des cas graves de malades, de par notre position géographique, il nous faut parcourir au moins 120 kilomètres pour atteindre un hôpital. Que ce soit du côté de Lélouma ou Labé. Et la même distance aussi, nous sépare de Mali et Gaoual. Donc, il n’est pas donné à n’importe qui d’aller vers ces hôpitaux par faute de moyens »

Confrontées à un manque criard d’infrastructure de base, les populations de cette localité située à environ 120 kilomètres du centre-ville tentent tant bien que mal d’assurer son propre développement en attendant le réveil de l’Etat.

En plus de son enclavement, cette localité ne dispose pas suffisamment d’infrastructures de base. Cette commune rurale de près de 11 000 âmes reparties dans six districts ne comptent que deux établissements sanitaires. Un centre de santé, fruit des efforts des natifs de la localité et un seul poste de santé mis en place avec le concours du Plan d’Appui aux Collectivités Villageoises (PACV).

A cheval entre Lélouma centre, Labé, Mali ou encore Gaoual, pour se soigner dans un hôpital, il faut parcourir au moins 120 kilomètres. Pour remédier ces infrastructures de base, les populations ont entrepris la construction d’un centre de santé amélioré.

Mais, « le problème d’infrastructures routière et surtout sanitaire nous préoccupe à plus d’un titre à Linsan Saran ici. En plus du centre de santé et du poste de santé, nous n’avons aucune autre structure ici pour nous soigner. Cela nous inquiète. C’est pourquoi nous avons jugé utile de faire appel à nos ressortissants pour nous aider à avoir un centre de santé amélioré. Ce centre est aujourd’hui en souffrance.

Si nous avons ici des cas graves de malades, de par notre position géographique, il nous faut parcourir au moins 120 kilomètres pour atteindre un hôpital. Que ce soit du côté de Lélouma ou Labé. Et la même distance aussi, nous sépare de Mali et Gaoual. Donc, il n’est pas donné à n’importe qui d’aller vers ces hôpitaux par faute de moyens », déplore El hadj Souleymane Kébé, le président du district du centre.

Interpellé  par rapport à cette situation délicate sur l’accès aux soins de santé, le nouveau maire a renchéri : « nous avons un centre de santé fonctionnel. La direction préfectorale de la santé nous a envoyés des médecins. Ils se débrouillent avec les moyens mis à leur disposition. Mais à Linsan ici, nous n’avons qu’un seul poste de santé en service à Kolya. C’est le PACV qui nous avait aidés à le construire il y a quelques années. Ce sont ces deux infrastructures sanitaires qui fonctionnent actuellement ici. Mais nos ressortissants s’étaient aussi retrouvés et sont en train de nous construire un centre de santé amélioré. La direction préfectorale de la santé à travers le ministère est en train de voir comment  nous assister pour que ce centre amélioré soit fonctionnel », explique, pour sa part, Mamadou Oury Diallo, le maire de la commune rurale.

A la question de savoir si ces deux établissements sanitaires arrivent à couvrir le besoin en soins de santé, le maire pense que non même si chaque district disposait de son propre poste de santé.

« Ça ne peut pas contenir tous les besoins même si chaque district avait son poste de santé. Mais si on disposait d’une ambulance, ça allait faciliter la tâche. En plus, ces centres ne disposent pas de tous les équipements nécessaires pour les consultations approfondies. Sur ce point, nous sommes confrontés à cette difficulté », déplore-t-il.