Littérature : Deux chroniques d’Elhadj Mamadou Diaby éditées par L’Harmattan-Guinée

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« Chroniques domestiques et influences diakanké » et « Chroniques d’une gouvernance familiale diakanké ». Ce sont-là les intitulés de deux ouvrages écrits par Elhadj Mamadou Diaby et présentés à l’opinion publique ce mercredi 9 septembre 2020, à Conakry.

C’est une mise en scène de la troupe Uni-art et culture traitant du cousinage à plaisanterie entre les Peulh et Diakanké qui a ouvert le bal avant que l’auteur ne vienne au pupitre présenter ses œuvres.

Compte tenu du caractère consécutif et complémentaire des deux livres, le processus de présentation a été unique et enchaînant l’un ayant été automatiquement présenté à la suite de l’autre.

Pour l’auteur, le trait commun aux textes reste essentiellement marqué par les enjeux familiaux, scolaires, psychologiques, moraux, religieux et socioprofessionnels. Le tout inscrit dans une tendance autobiographique, se déployant dans une certaine chronologie d’évènements, de faits et dates. D’où les termes de « chroniques ».

Justifiant le caractère « domestique » qui apparait dans le titre du premier ouvrage, Elhadj Mamadou Diaby a dit que celui-ci s’explique essentiellement par une capture d’idées, de faits environnementaux directs (en cours), indirects (du passé) et prévisionnels (à venir).

« Il s’agit là d’une écriture de proximité essentiellement issue du microcosme familial et quelques fois professionnel qui s’étend sur des faits vécus, ressentis dans tout le sens du terme (physique, psychologique, moral, religieux et spirituel) », a-t-il expliqué. Alors que par « Influences Diakanké », la vedette du jour a déclaré vouloir dire que ces livres ne sont ni ethnologiques, ni sociologiques, ni anthropologiques. Et d’ailleurs, Elhadj Diaby ne s’arroge même pas la prétention d’en être un spécialiste. « D’où le caractère un peu hybride de l’ouvrage », a indiqué l’auteur.

En rédigeant ces deux ouvrages, celui qui dit revendiquer son existence littéraire à travers ceux-ci ne vise pas un objectif lucratif. Cet objectif, selon lui, consiste plutôt à apporter une certaine contribution – petite soit-elle – à l’univers sans limite de l’écriture de son pays. Et pourquoi pas d’ailleurs ?

Bref, le premier ouvrage aborde certains effets des mutations profondes sur les traditions et comportements des Diakanké. Aussi, il fait une ébauche sur la place et la responsabilité de l’aîné ainsi que les pressions qui sont les siennes, non sans exposer sur le rôle de protection des parents dans les naissances. Il compte neuf chapitres, pour pages.

S’agissant du deuxième ouvrage, il ressort de ce dernier les difficultés, la gouvernance dans la famille de l’auteur et une invite à ne pas démissionner devant les difficultés. Cette autre œuvre littéraire recèle des enseignements reçus auxquels s’ajoutent certaines des observations essentielles de M. Diaby et des interrogations aussi bien sur les phénomènes de la vie que sur son environnement familial et socioprofessionnel.

« La transparence, la retenue et la volonté d’une vie apaisée nourrissent cet essai qui cherche à flétrir les mauvais sentiments et à encourager les bons comportements », lit-on au quatrième de page du livre. Les deux livres sont édités par L’Harmattan-Guinée.