Littérature : l’Harmattan Guinée édite un livre sur les finances publiques du pays

juin 14, 2019 8:49

Au regard de la littérature quasi inexistante sur les finances publiques guinéennes, un jeune cadre vient d’écrire un ouvrage sur le secteur. Il s’intitule « Finances publiques: la modernisation de la gestion des finances publiques en Guinée d’après la loi organique du 6 août 2012 ».

Un livre dans lequel l’auteur, Mamadou Gando Bah, fait noter que les finances publiques guinéennes, à l’instar de celles des pays de l’UEMOA, ont connu de profonds changements ces dernières années depuis l’adoption de nouvelles lois organiques prônant le passage de la gestion axée sur les moyens à celle axée sur les résultats. Un changement de conception ayant contribué à l’introduction des méthodes et procédures de gestion qui, jusque-là, étaient réservées aux entreprises privées.

Partant donc de ce bouleversement, l’écrivain consacre une étude détaillée aux innovations apportées par la Loi n°2012-12 du 6 août 2012 portant loi organique relative aux lois de finances de Guinée. L’originalité de cet ouvrage se situe au niveau d’une démarche comparative que Gando Bah entre la loi n°2012-12 du 6 août 2012 de la Guinée et plusieurs autres instruments juridiques tels que la loi organique L/91/007 du 23 décembre 1991, la directive n°06/2009/cm/UEMOA du 26 juin 2009 portant lois de finances au sein de l’UEMOA, la loi organique relative aux lois de finances du 1er 2001 n°1 2001-692, et l’ordonnance n°59-2 du 2 janvier 1959 de la France.

Aussi, l’œuvre littéraire ressort les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la loi organique relative aux lois de finances depuis son adoption et les perspectives à explorer pour une implémentation réussie de la nouvelle Constitution financière.

S’articulant autour de deux paragraphes, elle énumère des dysfonctionnements au niveau de la conduite des finances publiques. Ce qui, de l’avis du directeur exécutif du Comité national de lutte contre le Sida, Dr Abass Diakité, vient répondre à de nombreux besoins. « Toute chose qui va contribuer à un important changement au niveau de la gestion de la chose publique », a-t-il apporté en guise de témoignage sur l’œuvre de son ancien collaborateur.

Titulaire d’un diplôme d’administration publique à l’ENA de Strasbourg et d’un diplôme d’inspecteur des finances publiques de l’ENFIP de Paris, Mamadou Gando Bah est également titulaire d’un Master 2 en administration en administration et finances publiques de l’université de Strasbourg et d’une Maîtrise en droit public de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Il est également inspecteur d’État à l’issue d’un concours dont il a été le major.

A retrouver dans les rayons de la maison d’édition l’Harmattan Guinée sise à Almamya, au centre-ville de Kaloum, à Conakry.